ACTE QVATRlhlB
Ma mère.... ôciel! Nintisi ah ! quel aveu cruel ! Mais si le traître Âssur était seul criminel ! S'il se pouvait
OROES , prenant la lettre et la lui donoanr. Voici ces sacrés caractères , Ces garans trop certains de ces cruels mystères; Le monument du erime est ici sous vos yeux : Douterez^vous encor?
AkZACE.
Que ne le puis-je^ A dieuxJ Donnez» je n'aui-ai plus de doute qui me flatte ; Donnez. (Il lit.)
Ninus mourant , aujidèle Phradate, Je meurs empoisonné ; prenez soin de mon fils , -arrachez Ninias â des braf ennemis ; ' Ma criminelle épouse
ORGES
En faut-il davantage 7 C'est de vous que je tiens cet affreux témoignage. Ninus n'acheva point ; l'approche de la mort Glaça sa faible main qui traçait votre sort. Phradate en cet écrit vous apprend tout le reste ; Lisez : il vous confirme un secret si funeste. II suffit > Ninus parle , il arme votre bras, De sa tombe à son trône il va guider vos pas; Il veut du sang.
ARZACG9 après avoir lu.
O jour trop fécond en miracles !
Enfer y qui m'as parlé, tes funestes oracles Sont plus obscurs encore à mon esprit troublé Que le sein de la tombe ou je suis appelé. Au sacrificateur on cache la victime; Je tremble sur le choix»
ORGES
Tremblez , mais sur le crime.
Allez ^ dans les horreurs dont vous êtes trqublé, Le ciel vous conduira comme il vous a parlé. Ne vous regardez plus comme un homme -ordinaire; \i^s éte^mels décrets sacré dépositaire.
Marqué du sceau des dieux, séparé des humains» Avancez dans la nuit qui couvre vos destins.
06 SiltiAABUS.
Mortel , faible instrument des dieux de vos ancêtres y Vous n'avez {>as le droit d'interroger vos maîtres. A la mort ëchappd , malheureux Ninias»
Adorez , rendez grâce , et ne murmurez pas.