‹ Théâtre complet de Voltaire, avec notes, remarques et variantesChapitre 31 sur 275 · SCÈNE IIL · texte numérisé non relu

SCÈNE IIL

ARZACË, MïTRANE.

ARZAÇE.

Non, je ne reviens point de cet état horrible! Sémitamis ma mère ! ô ciel ! est-il possible l

MITA ANE, an i Tant.

Babylone » seigneur , en ce commun effroi , Ne peut se rassurer qu'en revoyant son roi. Souffrez que le premier je vienne reconnaître , Et Tëpoux de la reine , et mon auguste maître. Sëmiramis vous cherche; elle vient sur mes pas: Je bënis ce moment qui la met dans vos bras. Vous ne rëpondez point; un desespoir farouche Fixe vos yeux troubles^ et vous ferme la bouche; Vous palissez d'effroi ; tout votre corps .frëmit. Qu'est-ce qui s'esta passe ? qu'est-ce qu'on vous a dit 7

Al^ZAGE.

Fuyons vers AzëraA*

MITHANE.

Quel étonnant langage ! Seigneur , est-ce bien vous ? faites- vous cet outrage . Aux bontés de la reine, k ses feux, k son choix, A ce ccftur qui pour -vous dédaigna tant de rois? Son espérance en vous est-elle confondue ?

AaZACK.

Dieux ! c'est Sëmiramis qui se montre k ma vue !

O tombe de Niuus ! ô séjour des enfers!

Cachez son crime et ttioi dans vos gouffres ouveiis.

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