AVIS AU LECTEUR
■XTRAIT mt l'iDITIOR DE IjSo.
L'auteur de cette trag^édie se croit obligé d'avertir les gens de lettres'» et tous ceux qui se formeat des ca« binets de livres 9 que de toutes les éditions faites jusqu'ici en Hollande et ailleurs de ses prétendues œuvres, il n'y en a pas une seule qui mérite la moindre attention , et qu'elles sont toutes remplies de pièces supposées ou défigurées.
Il n'y a guère d'années qu^on ne débite sous son ' nom des ouvrages qu'il n'a jamais yus; et il apprend qu'il n'y a guère de mois bû l'on ne lui impute 9 dans les Mercures, quelque pi^ce fugitive qu'il ne connaît pas davantage. Il se flatte<que les lecteurs judicieux ne feront pas plus de cas de ces imputations continuelles que des critiques passionnées dont il entend dire qu'on remplit les ouvrages périodiques.
Il ne fera plus qu'une seule réflexion sur ces critiques :. c'est que, depuis les observations de l'académie sur ie Cidy il n'y a pas eu une seule pièce de théâtre qui n'ait été critiquée , et qu'il n'y en a pas une seule qui Tait bien été. Les observations de l'acadcmîe sont 9 depuis plus de cent ans» la seule critique raisonnable qui ait paru , et la seule qui puisse passer à la postérité. La raison en est qu'elle fut composée avec beaucoup de temps et de soin, par des hommes capaMes de juger, et qui jugeaient sans partialité.