ÉGISTHE, CLYTEMNESTRE
Ah ! trop crvei Égîstfac 1 où guidie&^vous mes pas? Pourquoi revoir ccrs lieux consacres au trépas ?
Quoi ! ces soléttnitiSs i|ui vous éHrient si chërts , Ces gages renaissains de nos destins prospères , Devieudraient ii y 6s yeux des objets de terreur! Ce jour de nolfe hytnen «5t««il un jour d'horreur?
INon ; mais ce lieu peut-éct-e est pour nous redoutid^le.
Ma famiUe y répand une horreur qui m'accSable.
A des tourmeos nouveaux tous mes sens sont duveitâ.
Iphise dans les pleurs^ Electre dans les fers.
Du sang verse par nous cette demeure empreinte ,
Oreste> Agamemnon , tout me remplit de crainte*
ioisTUE.
Laissez gémir Iphise , et vous ressouvenez Qu'après tous nos aflronts , trop long-temps pardonnes , L'impétueuse Electre a mérité l'outiiige Dont j'humilie en an cet orgueilleux courage. Je la traîne enchaînée , et je ne prétends pas Que, de ses cris plaintils alarmant mes états ^ Dans Argôs désormais sa dangereuse audace Ose des dieux sur nous rappeler la menace^ P'Oreste aux mécontens promettre le retour. Qtk n'en parle que trop : et depuis plus d'un jour Partout le nom d'Oreste a blessé mon Oâ^eille ^ Et ma juste colère k ce bruit se réveille.
CLTTEMNÉSTEE.
Quel nom prononcez-vous? tout mon cœur en Jtémit.
On prétend qu'en secret un oracle a prédit
Qu'un jour, en ce lieu même , oii mon destin làe guide ,
Il porterait sur nous une main parricide.
Pourquoi tenter les dieux? pourquoi vous présenter
Aux cpups qu'il vous faut craindre, et qu'on peut é^tcr ?