P Y LAOS
Quoi ! veiTai-j<9 toujours ta grande ame égarée Souffrir tous les tourmens des descendans d'Atrée , De rattendrissemeut passer k la fureur?
ORE8TE
C'est le destin d'Qreste ; il est né pour l'horreur.
J'étais dans ce tombeau , lorsque ton œil fidèle
Veillait sur ces dépôts confiés h ton zële ;
J'appelais en secret ces mânes indignés ^
Je leur offrais mes dons , de mes larmes baignés.
Une femme , yers moi courant désespérée ,
Avec des cris affreux dans la tombe est entrée ,
Gomme si dans ces lieux qu'habite la terreur^
Elle eût fui soui les coups de quelque dieu Tengeur.
Elle a jeté sur moi sa vue épouvantée :
Elle a youlu parler, sa voix s'e^t arrêtée.
J'ai TU Miidâin , j'ai vu les filles de l'eiifer
Sortir , entre elle et moi , de l'abimo entr'ouvert.
Leurs serpens^leurs flambeaux,leur voix sombre et terriL.
M'ioBpiratent un transport inconcevable, horrible ,
Une fureur atroce; et je sentais ma main
Se lever'malgré moi, prête k percer son sein :
Ma raison s'enfuyait de mon ame éperdue.
Cette femme , en tremblant , s^est soustraite a ma vue ;
Sans s'adresser aux dieux, et sans les honorer'.
Elle semblait les craindre , et non les adorer.
Plus loin, versant des pleurs, une fille timide^
Sur la tombe et sur moi fixant un œil avide ,
D'Oreste , en gémissant , a prononcé le nom.