‹ Théâtre complet des LatinsChapitre 130 sur 154 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

1 . •— Pariter nunc opéra me adjuves , ac dudum re opitulata es. Lorsque Chrêmes a pris chez lui trente mines pour les donner à Phorn^on, il a> dit à sa femme , que Demiphon en avait besoin. Demiphon confirme ici ce besoin supposé.

a. — On a cru devoir traduire par je l'ai fait avec plaisir, factura vole , qui répond au haud muto factum de la scène première de YÂndrienne.

3. — - Nam ex iispraediis talenta, etc. Mon père retirait de cette terre deux cents talents par an , argent comptant; et cependant les denrées étaient à bien meilleur marché. Ces plaintes de Nausistrate paraîtront, aux lecteurs superficiels, des détails de ménage peu intéressants. Ils la regarderont comme une femme grondeuse , qui ne demande pas mieux que d'exhaler sa mauvaise humeur, pour peu qu'on veuille l'écouter. Les gens réfléchis admireront avec quel art Térence combine toutes le» parties de sa comédie, quand ils verront» à la fin de la pièce, ces détails , frivoles en apparence , produire leur effet ; lorsque Nausistrate, instruire du mariage de Chrêmes dans l'île de Lemnos, reprendra toutes ces plaintes, pour faire à son mari des reproches amers; lorsqu'elle dira :

Haeccine errant itiones crebrae, et manslones diutinae

LemniP haeccine erat ea, quae nostros fructus minuebat viUtas?

Le lecteur doit concevoir à présent pourquoi on a traduit statim par argent comptant. J\ est opposé à itiones crebrae, m ans io nés diutinae. On voit clairement que, quand Chrêmes allait souvent et demeurait long-temps dans l'île de Lemnos , il faisait croire à sa femme que les revenus étaient d'une perception longue et difficile , etc.

4. — Scilkct..,. Certo scio,... Demiphon ne veut ni blâmer son

NOTES PHILOLOGIQUES^ 4i3

frère , ni continuer la conversation que Nàusistrate vient d'entamer. Voilà pourquoi il l'interrompt , et lui fait des réponses brèves qui ne signifient rien. Ensuite il la prie très-poliment de se taire

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