‹ Théâtre complet des LatinsChapitre 152 sur 154 · Scène 6, p. ai 5. Voilà V embarras. Que Térence se montre · texte numérisé non relu

Scène 6, p. ai 5. Voilà V embarras. Que Térence se montre

adroit dès le commencement de cette scène , en ôtant par son raisonnement tout excuse à son fils. Ces a parte ont l'avantage de préparer la scène et de la rendre plus claire.

Même scène, p. a a 5. — Et moi, je rentre au logis , etc. Cette scène de l'arrivée du père est charmante. Tout ce qu'il dit est plein de raison , et Phedria défend son cousin avec une adresse extrême; enfin, il est impossible de trouver un premier acte qui ait une exposition plus claire , et où l'action soit mieux préparée. Aussi l'on n'est point étonné que Molière y ait puisé beaucoup , pour Tune de ses pièces les plus comiques.

Acte II , scène i , p. a 3 1 . — Voici le bonhomme , prenez garde à vous ? Ce personnage du parasite est tracé avec bien de la vigueur ; il plaît par •son audace même. Ce rôle devait être d'un grand effet au théâtre?

Scène a , p. 2 3 5. — Continueras-tu, misérable? Je ne crois pas qu'il y ait rien de plus comique que cette fausse querelle entre le parasité et Geta. Térence a quelquefois usé de ce moyen pour tromper les pères, et il a eu raison; car il n'en est pas, je crois, de plus dramatique.

Même scène , p. a4i. — Depuis votre aïeul, votre bisaïeul. Que l'intrigant montre d'esprit en conservant sa fausse colère , quand il ne sait que répondre, et qu'il est en même-temps comique !

Scène 4> P* *53. — Me voilà beaucoup plus incertain qu'auparavant^ Il n'est pas besoin de dire que cette petite scène comique a été souvent imitée. Ce dialogue était trop piquant pour que Molière ne s'en fût pas emparé.

Scène 5 , même page. — Et nous allons chercher Antiphon , etc. Nous voilà au troisième acte, et il n'a pas encore paru une femme. Cela serait à coup sûr un défaut sur le théâtre moderne ; mais dans le Phormion on ne s'aperçoit pas de leur absence, tant l'action est vive , et les caractères bien tracés.

Acte III, scène a, p. a 6 3. — Babillez présentement. Cette concision dans le dialogue, est charmante ; et Molière l'a su plus que personne, car il l'a toujours imitée , comme il imite , en embellissant.

Même scène , p. 371. — Je suivrai la loi que je me suis imposée de préférer le premier qui paye. Adieu. Cette scène est admirablement faite .C'est Antiphon qui , par reconnaisance , plaide la cause de son cousin. Le marchand d'esclaves a bien le caractère qu'il doit avoir. Ce trait-là seul le ferait connaître , il paye et ne pleure point. Toute la scène est pleine des saillies brusques de ce Dorion. Le seul reproche qu'on pourrait foire à cet acte, c'est qu'il paraît former l'exposition d'une autre pièce. Mais c'est qu'en effet les amours des jeunes gens forment deux intrigues. Au surplus , elles sont si bien liées et si comiquement attachantes , qu'on serait très-fâché qu'elles n'existassent pas. Tant il est vrai qu'il n'y a point de règles véritables pour les hommes de génie.

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