SCENE III
SOSTRATA
En vérité, c'est bien à tort que nos maris nous baissent toutes également. Quelques méchantes femmes sont cause qu'on nous croit toutes dignes de cette aversion. Pour moi, j'atteste les dieux que je suis innocente des fautes que mon mari me reproche aujourd'hui. Mais il n'est pas facile de me justifier! on est si persuadé que toutes les belles-mères sont injustes. Je ne le suis pas moi, j'en jure; car je n'ai jamais traité ma bru autrement que si elle eût été ma propre fille, et je ne sais d'où me vient la querelle qu'il me fait : mais, pour beaucoup de raisons, j'attends avec impatience le retour de mon fils.