‹ Théâtre complet des LatinsChapitre 51 sur 154 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

i . — Nec pol istae metuunt deos. Phidippe n'est pas aussi honnête que Lâchés avec Bacchis. C'est que Phidippe est le père de la femme , et Lâchés le père du mari. L'un devait être plus irrité que l'autre, contre celle qu'ils supposent troubler leur alliance. Terence calculait juste tous les degrés d'intérêt.

». — Âncillas dedo : qùo lubet cruciatu perme esquire. Madame Dacier ajoute à la fin de ce vers, licet, qui ne se trouve point dans les bonnes éditions. On n'a point adopté cette leçon, qui est indifférente en soi. Que licet soit exprimé , ou sous-entendu , le sens est le même.

3. — Phidippe, nostras mulieres suspectas fuisse falso nobis , inreipsa invenimus. Quoi qu'en dise madame Dacier, ce passage , même au premier coup -d'oeil, ne peut offrir qu'un sens. Suspectas fuisse nobis, signifie nécessairement ont été soupçonnées par nous. Il ne peut fîgnifier ont soupçonné, La suite le prouverait s'il en était besoin.

4- — Ut gratiam ineat sine suo dispendio , et miki p rosit ? Madame Dacier , dans sa note sur ce vers , dit : j'ai suivi le sens.de mon pare , qui corrigeait et Usait, sihi prosit; car autrement Lâchés dirait deux fois la même chose. En conséquence elle traduit, elle va nous faire un très-grand plaisir f sans qu'il lui en coûte rien, et se rendre à elle-même un service fort eonsidé" rabU* Croirait-on que cette note et cette traduction se pussent trouver dans l'édition de madame Dacier , de 1724 , et dans celle de 1768, que j'ai sous les yeux , et que cependant le texte de ces deux éditions portât mihi prosit, et non sibi prosit. Cette contradiction doit être attribuée aux. éditeurs. Elle prouve, comme on l'a déjà observé, que madame Dacîe* n'a pas veillé à la première édition de son ouvrage.

i6o N,OTES PHILOLOGIQUES.

Page 1