‹ Théâtre complet des Latins (volume 2)Chapitre 112 sur 128 · SCENE L · texte numérisé non relu

SCENE L

x. — Amne maligno radit arenas. Le poète ajoute l'épithéte maligno, | parce que le Méandre ne roule avec ses eaux aucun limon propre à fertiliser les terres qu'il arrose. D'autres prétendent que maligno exprime les sinuosités du fleuve ; d’autres disent que maligno et radit signifient que le Méandre, dans la rapidité de son cours , ronge et détruit le terrain au lieu de le rendre fécond. Dans cette dernière supposition tous les fleuves , excepté le Nil, mériteraient les reproches que le poéte adresse au Méandre. On lit quelques vers plus haut : Ubi par glacie lenis Ilissus. L'édition de Deux-Ponts porte per glacies. Cette leçon rend le vers intraduisible , c'est ce qui m'a.porté à adopter la leçon qui porte par glacie, que l'abbé Coupé avait également adoptée.

2. — Tu praecipites clamore feras, etc. On peut voir dans le Traité "de la chasse, de Xénophon (avmysrixos Aoyos ), les différents cris usités pour lancer, diriger ou retenir une meute de chiens. On y verra aussi qu'avant de commencer la chasse, on invoquait Apollon et Diane , en leur promettant une part du butin.

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