SCÈNE IL
I. — Nec luna graves digerit umbras. Yl est aisé de voir que Le mot umbras est employé ici dans le sems de tenehra:.
2. — Turba deorum. Il n'est personne qui ignore que les anciens donnaient aux astres et aux constellations les noms des divinités de l'Olympe, des demi-dieux et des héros; ainsi deorum est pour siderum. Rien de plus intéressant que de comparer ce cheur au poéme de Manilius et aux Phénomènes d'Aretus. On peut aussi consulter Virgile, Géorgic, lib. I; Lucain, Pharsal. lib. IX, et Pline, lib. II, c. 4, 8, 16 et 77.
Ibid. — Hic, qui sacris pervius astris. Le poète ajoute l'épithéte sacris à astris, par la méme raison qu'il a dit plus haut turba deorum. Les Pytagoriciens placaient les douze signes du zodiaque sous la protection des principales divinités, ainsi que le prouve ce passage de Manilius: « Lanigerum Pallas, Taurum Cytherea tuetur, « Formosos Phoebus Geminos, Cylleniu’ cancrum : “ Jupiter at cum matre deum, regit ipse Leonem. « Spiciferae est virgo Cereris, fabricataque Libra, » Vulcano: pugnax Mavorti Scorpius haeret.
« Venantem Diana virum, sed partis equinae « Atque angusta fovet Capricorni sidera Vesta. « At Jovis adversum Jynonis aquarius astrum est, « Ágnoscitque suos Neptunus in aequore Pisces. * (Mamzrus, lib. L\