‹ Théâtre complet des Latins (volume 2)Chapitre 82 sur 128 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

1. — Tant que subsistera la maison de Pélops. Pélops était fils de Tantale et père d'Atrée et de Thyeste. Il donna son nom au Péloponése, célébre péninsule située dans les parties méridionales de la Grèce. Cette contrée se nommait auparavant Orgie, Pélasgie et Argolide, Aujourd'hui on la nomme Morée, du mot grec poptæ, mürier ,. arbre qui y est trés-commun. Foy. Strab. lib. VIII; Pausan. lib. III. c. at, et lib. VIII. c. 1 ; Pindar. Olympic. I5 Ovid. Metamorph. lib. VI. Y. 404.

2. — Que l'astre du jour tombe lui-méme du firmament. Tout ce que dit Mégère s’est accompli dans la race de Tantale. L'histoire des Pélopides est un tissu d’horreurs. Celle des Atrides en offre aussi d'inexprimables. Mais la férocité d'Atrée et les fureurs d'Oreste sur-

passent tout ce que l'imagination peut concevoir de plus affreux.

3. — Il faut tripler ici les attentats de la Thrace. Philomèle et Progné n'ayaient tué qu'Itys, que Progné servit à Térée son mari,

dans un festin qu'elle lui donna à l'occasion d'une féte de Bacchus: Mégère exige trois victimes au lieu d’une , et veut que Thyeste dévore ses trois enfants. Voy. Apollodor. lib. IL. c. 4; Ovid. Metamorph. lib. VI. v. 620.

4. — Un tel festin ne sera pas nouveau pour toi Personne n'ignore que Tantale avait servi aux dieux sen propre fils Pélops.

5. — Les désastres de Phaëton. Argos avait eu beaucoup à souffrir de la soif, lorsque Phaéton eut la témérité de vouloir conduire le char du soleil son père. Tous les fleuves voisins de cette ville furent

alors desséchés. Poy. Hygin. Fab. 156.

SCENF 1I.

1. — Que les vents Étésiens. Ce sont les vents qui régnent dans l'été, à l'approche de la capicule.

2. — Nous avons vu Myrtile, traitre à son maitre. OEnomaüs, père d'Hippodamie , avait promis Ja maim de cette princesse à celui qui le vaincrait à la course des chars , et faisait mourir tous ceux qu'il devanqçait dans la carrière. Déjà treize préteodants avaient été yaincus et tués par OEnomaüs ; Pélops remperta la victoire par l'entremise de Myrtile, qui ôta la clef qui arrétait la roue du char de son maitre, Par cette trabison, OEnomaüs fut renversé et écrasé par ses propres chevaux. Myrtile réclama le prix de sa perfidie, mais Pélops vainqueur le précipita dans la mer, Foy, Apollodor. lib. IL c, 4 ; Pausan. lib, V. c. 17, etlib. VL c, 11.

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