SCENE III
1. — Ad tonsorem ire dixit. C'est un trait de finesse de la part de Liban, qui prévoyait bien que le marchand avait vu Léonida ou le prétendu Sauréas dans la boutique du barhier.
^3. — Qua facie vester Saurea est ? Cette question prouve ce que je viens de dire, puisque le marchand ne la fait que pour s'assurer si
celui qu'il a vu, était bien Sauréas, et le méme esclave de Déménète,
dont parle Liban:
3. — Si me iratus tetigerit, iratus vapulabit. Voici encore un tour d'adresse de Liban. Il était convenu entre lui et Léonida que , si ce dernier lui donnait un soufflet , en jouant son róle de Sauréas, Liban le lui rendrait. Il prend donc la sage précaution d'avertir le marchand que Sauréas est d'un caractère trés-irascible; ce qui doit inévitable-
ment favoriser la ruse de Liban et de Léonida.