‹ Théâtre complet des LatinsChapitre 117 sur 122 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

1. — Votre mère m'a dit son dernier adieu. Dans les funérailles , lersque le corps était consumé , on éteighait le feu du bücher avec du vin ou avec de l'eau, et les parents du mort recueillaient les os et les cendres dans une urne, oü ils mélaient des fleurs et des liqueurs odoriférantes. Ensuite un prêtre jetait de l'eau pure sur l'assemblée pour la purifier , et, tout le monde étant sur le point de s'en aller, on disait au mort un éternel adieu. La formule était à peu près celle-ci: « Adieu | pour toujours; nous te suivrons quand l'ordre de la nature le voudra. » Enün une des pleureuses, ou quelque autre personne , congédiait l'assemblée, en disant : / licet ; on peut s'en aller. Voyez Virgile, Énéide , liv. III, v. 68 ; Pitisc., "De Antig. Graec. et Roman.

2..— C'est un vrai Solon. Il est plaisant de voir Argyrippe comparé au législateur des Athéniens, si célèbre par la sagesse de ses lois, et

par la gravité de ses mœurs.

3. — Point du tout, je la porterai. Quoique j'aie traduit le mot crumina , par le mot bourse, il est indispensable de rappeler ici qu'il s'agit d'un sac de cuir, d'une espèce de gibecière que Léonida portait suspendue à son cou par une bandoulière. J'ajouterai qu'il y avait des

Page 1