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sonnelle, borna la comédie à la peinture générale des moeurs.: Ce changement arriva un peu avant le règne d'Alexandre. La comédie devint alors une imitation des travers et des actions de la vie humaine: telle fut l'origine de la nouvelle comédie chez les Grecs.
Ménandre , Philémon, Apollodore de Sicile, contemporain de Ménandre; Alexis, oncle et ami de ce dernier, et que Plaute a imité dans plusieurs de ses piéces; Diphile, qu'il imita également dans le prologue des Me nechmes, dans celui des Captifs, dans le Curculion et dans le Stichus ; enfin Posidippe et Démophile conduisirent la comédie à cet état de perfection, bien éloigné sans doute de celui où elle a été portée chez les Romains, et surtoat chez les peuples modernes. Ménandre , qui lui préta toutes les gráces de son style, a été jugé digne du premier rang parmi les poétes que je viens de citer. Il eut pour rival Philémon qui, par suite de ses intrigues, lui fut plus d'une fois préféré. On retrouve dans Plaute plusieurs pensées qui leur appartiennent, et son Marchand est une imitation de celui de Philémon.
Dans la Gréce comme à Rome, la comédie commenca par des railleries grossières ; accompagnées de danses et de postures obscènes ou ridicules. Tels furent , dit Madame Dacier (1), les vers fescennins et les vers saturniens dont se composérent les premiers jeux scéniques représentés à Rome l'an 392 de sa fondation, et vers
(1) Préface de sa Traductjon de Plaute.
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le commencement de la 105* olympiade. On trouvera sans doute’ digné de remarque que cette espèce de poésie licencieuse fut composée à l'occasion d'une fête consacrée aux dieux. EMEN | Comme les iambes avaient succédé chez les Grecs aux premiers essais, de même chez les Romains la satire succéda aux vers fescennins (1). Cette satire était une sorte de petit poème soumis à des règles; il ne faut pas le confondre avec le poème satirique des Grecs, ni avec la satire du temps de Lacilius , ,d Horace , de Perse et dé Juvénal. MEME - Horace rapporte dans sa première épître du livre second, que les Romains ne se livrérent que fort tard, et après les guerres puniques, à à la lecture des ouvrages grecs. | | Ce fut l'an 514 de la fondation de Rome (2), et le premier de la '135e' olympiade, un an aprés la première | guerré punique, plus de.160 'ans depuis la mort d'Euri- . pide et de Sophocle, 5a ans seulement après celle de Ménandre, que Livius Andronicus fit jouer à Rome sa premiére piéce imitée des Grecs. Il hasarda le premier &e composer une fable en vers qu'il déclama lui-même , et quil chanta avec beaucoup d'action, tandis qu'un
(1) Ces vers furent inventés à Fescennia, ville d'Étrurie, appelée aujourd'hui Galèse. Vid. Plin. III, c. 5. — ÆEneid. lib. VII, v. 695. — Hor., Epist. à, lib. I. v. 145.
— (2) Voy. le Brutus de Cicéron. — Voy. la Chronique d'Eustbe.
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joueur de flûte préludait et lui donnait le ton. Les ouvrages dramatiques de Livius Andronicus devajent être d'une grande simplicité, puisqu'il les représentait lui seul avec son accompagnateur ; suivant les différentes scènes, il changeait d'habillement et de caractères. On éleva à ce poète une statue, de son vivant, et sa tragédie d'Ulysse était très-estimée.
L'art dramatique en Italie a dû avoir à peu prés les mêmes commencements que dans la Grèce, où la comé. die marchait , à la vérité, d'un pas assez rapide, plusieurs siécles avant que les Romains eussent renoncé à leurs railleries plates et grossiéres. Disons. seulement que les ouvrages des Grecs donnèrent naissance à la comédie proprement dite chez les Romains.
Cnéius Névius ( 1), qui servit pendant la première guerre
punique, composa un poème sur ce sujet, et fit, l'an de Rome 519, sa première comédie imitée des Grecs. Son
humeur satirique lui attira l'animadversion de. Métellus et de Scipion l' Africain qui le fit reléguer en Afrique , où il mourut. Il ne nous reste de lui que des fragments. Son principal ouvrage était une Histoire de la guerre punique. Trente ans après, parut Quintus Ennius (2), homme de génie qui s'éleva au-dessus de tous les écrivains de son temps. Il ne nous est parvenu de lui que des
( )Voy:. Histoire des Theátres , dont la continuation serait un véritable service à rendre à la littérature. Paris , 1779.
(3) Petite Bibliothèque de littérature grecque et lMine:, etc. Paris, 1797.
xvnj PISSERKTATION.
fragments, soit des satires, des comédies et des trage-
dies qu'il avait composées. Scipion l'Africain l'honora
"m \ . , de son amitié. Cependant lé bon Horace le représente cómme un franc buveur: —
Ennius ipse pater numquam, nisi potus ad arma
Prosiliit dicenda....
Il naquit à Rudié en Calabre, l'an 239 avant Jésus-Christ. Il enseigna le grec à Caton l'Ancien qui se trouvait en Sicile, et qui l'amena à Rome, où il lui donna une maison sur le mont Aventin. Les Romains, pour prix de ses talents, lui accordérent le droit de bourgeoisie. On ne peut le compter au rang des plus grands écrivains, sous le rapport de sa latinité; mais il se fit remarquer par la force des expressions , et par celle de son. imagination et par la beauté de ses images, Cicéron en parle souvent, et Virgile en avait emprunté des vers entiers. Ennius mourut de la goutte, l'an 169 avant Jésus-Christ. Scipion , son ami, voulut avoir un tombeau commun avec ce poéte, pour rendre hommage à son mérite. Il ne reste de lui que des fragments. Il eut pour successeurs, ou plutôt pour contemporains, Licinius, Tégula, Caecilius de Milan, auteur et acteur trés- célèbre: éléve d'Ennius; Pacuvius, poéte tragique, neveu d Ennius; Lucius Accius, qu'il ne faut pas confondre avec Plaute. Les fragments de leurs ouvrages dramatiques ne suffisent point pour en donner une idée. Le législateur du Parnasse latin , dans le second livre de ses épitres, ne parle
To à
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pas, du moins de quelques-uns, d'une manière trés-avang tageuse.
Les Latins ne peuvent donc compter, pour ainsi dire, que deux auteurs à qui. l'art du théâtre doit chez eux son origine. Rome, aprés avoir conquis une partie de l'Asie, s'enrichit des dépouilles de ceux qu elle avait vaincus, Elle leur fut redevable de son lustre , et sappropria leurs beaux-arts, que par la suite elle cultiva avec tant de succès. U
/.— Graecia capta ferum victorem cepit et artes. Intulit agresti Latio. | Honsr.
Plaute et Térence firent représenter leurs premières comédies vers cette époque. Néanmoins, dans l'intervalle de vingt années que l’on compte entre la dernière pièce de Plaute et la première de Térence, il est nécessaire de rappeler qu il arriva de grands changements dans le goût et dans les mœurs des maîtres du monde. Les littérateurs qui ont comparé les deux comiques latins, n'ont peutêtre pas assez tenu compte à Plaute de ces divers ohangements. — . | mE
L'art du théátre était encore dans son enfance chez les Romains, lorsque notre auteur suocéda à Ennius. Horace assure que Marcus Accius. marcha sur les traces
'Épicharme,. non pour avoir traduit les fables du poète de Sicile, mais pour avoir, à son exemple, porté la comédie latine à un très-haut degré de perfection, et parce qu'il avait composé avec-une facilité extraordinaire. Toys ses écrits annoneent l'étendue et la variété de ses coh-
XX DISSERTATIOX,
naissances. On y retrouve ce que la philosophie des anciens a de plus profond, ce que leur morale a de plus précieux et de plus vrai, ce que les usages et les coutumes de l'antiquité présentent de plus intéressant. Il y combat les vieux préjugés et ceux méme de son temps, avec autant d'adresse que de prudence et de pénétration. Il saisit avec empressement toutes les occasions de rendre justice au courage, à la valeur de ses contemporains; il nourrit en eux le sentiment de leur gloire et l'amour de la patrie. Il combat les hommes vicieux avec énergie , il les couvre, de ridicule, et s'attache à faire aimer et respecter la vertu partout où elle se trouve; ou bien il se plaît à la venger du mépris et des persécutions de ses implacables adversaires. La force avec laquelle il peint les horreurs de la servitude, la cruauté, la barbarie et l'injustice des maîtres envers leurs esclaves, atteste son bon cœur, sa générosité et son humanité, .Ses portraits sont bien desäinés, ses peintures sont vives, ses caractères bien tracés , ses arguments irrésistibles, ses preuves concluantes, ses comparaisons justes et souvent piquantes, ses réflexions neuves, ses pensées brillantes ou solides, son style constamment approprié au sujet. — |
| Plaute a toujours été en grande réputation chez les $&nciens. Quintilien, dans ses Institutions oratoires, liv. X, c. I, nous apprend que Varron partageant les sentiments de Lucius Ælius $tilo Præconinus, dont.il avait été le disciple ; disait : Que si les muses avaient voulu parler le langage des hommes, elles auraient choisi celui de Plaute,
/— DISSERTATION. | , xx pour le faire avec plus d'avantige, avec plus d'élégance. . Varron lui accordait encore le prix de l'expression sur - les autres comiques latins, comme il le décernait à Cæcilius pour l'art de bien traiter un sujet, et à Térence pour celui de bien peindre les mœurs (1). On aurait tort de croire que Varron ait pour cela regardé Plaute comme incapable de peindre les mœurs; car personne n'était plus à portée que le docte Romain de juger combien Térence a, sous ce rapport même, d'obliga- tions au poéte de Sarsines.
Cicéron, l'honneur et la gloire de l'éloquence romaine, faisait aussi le plus grand cas de notre poéte, ainsi que que nous l'avons déjà dit. Je dois ici faire observer que la plupart des choses. qui paraissent 'obscénes dans les œuvres de notre poète, n'étaient pas envisagées de méme par les Romains ; ou du moins que ces expres. sions ne renfermaient pas un sens aussi grossier que ce. lui qu'elles auraient inévitablement dans notre langue , où les équivoques, pour être plus subtiles et plus fines, n en sont pas moins condamnables, ni moins pernicieuses.
« On ne peut douter, dit le P. Le Brun, en parlant de « Plaute, dans son Traité historique et dogmatique des «jeux de théâtre , que ce poète comique ne soit trés-ré-' « préhensible ; mais aussi faut-il reconnaitre qu'il y a quel- « quefois plus d'obscénités danstelle comédie de Dancourt «et de Le Grand, qu'il n'y en a dansles vingt comédies
(1) Varro, Parmenone apud. Noniam Marcel., in verbo Poscere. |
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« de Plaute. On peut voir, là-dessus, un livre anglais de « M. Collier, traduit par le P. de Courbeville, jésuite. Il «fallait bien que les anciens exigeassent de la modestie « dansles comédies, puisque Plaute , dans le prologue des « Captifs, qui est la plus honnéte de ses pièces, dit, pour « se ménager l'attention des.spectateurs: Qu i/sne se re- « pentiront point d'avoir écouté cette pièce ; qu'elle n'est « point d'un style lascif, comme la plupart des comédies ; « et quon n y trouve point de ces vers qui blessent la « pudeur, et dont on n'ose charger sa mémoire.
« Profecto expediet , fabulae huic operam dare. « Non pertractate facta est, neque item ut caetera; * Neque spurcidici insunt versus immemorabiles.
« Plaute, persuadé que la. piéce la plus honnéte était «en méme temps la plus estimée, s'applaudit si fort, « qu il fait dire par l'acteur qui prononce l'épilogue , que « dans la comédie des Captifs on ne s'est proposé pour « modèle que de bonnes mœurs.
« Spectatores , ad pudicos mores facta haec fabula est. *
Il est donc incontestable que notre poéte n'est point exempt de reproches, et que , de son propre aveu, il se félicitait de trouver une occasion de n'en point mériter. Il ne l'est pas moins qu'il entend parler spécialement de Ja: préférence qu'il donne aux Capti/$ sur ses autres compositions, plutôt encore sous le rapport du choix et la nouveauté du genre, que sous le rapport des détails, puisque dans ses autres piéces oü il s'agit d'amants peu réservés dans leur conduite ou dans leurs expressions, il
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était plus naturel d'y rencontrer des expressions moins chastes que dans les Captifs, destinés à nous offrir un bel.exemple de vertu, et qui semblent appartenir au genre que nous appelons larmoyant.
Sans vouloir faire le procés des commentateurs, je ne craindrai pas d'avancer, dit M. de Roquefort, que la plupart d'entre eux ayant remarqué de froides équivoques, des allusions méme grossiéres dans un auteur, lui ont trop souvent prété des intentions qu'il n'eut jamais, en adoptant, dans les explications sur certains mots , un sens qui n'existait que dans leur imagination, ou dans une conscience sagement timorée. Combien d'écrits précieux, chátiés, corrigés, altérés, pour avoir été mal entendus ou mal interprétés ! On n'entreprendra point la monstrueuse apologie des choses réellement contraires à la pudeur qui se trouvent chez les anciens, dont les nations civilisées, religieuses et délicates jugeraient avec la méme sévérité ; mais je suis persuadé qu'il serait facile de prouver que cette sévérité ne peut s'appliquer indéfiniment à tout ce que les commentateurs ont condamné. |
Cette réflexion est en partie fondée sur le jugement méme de Cicéron, jugement qu'il a consigné dans un ouvrage regardé de nos jours comme l'un des plus beaux monuments consacrés à la morale.
« Il y a, dit-il (dans le premier Jpre des Offices, « chap XXIX), deux manières de plaisanter : l'une triviale, «ïmpudente, condamnable, obscène; l'autre élégante,
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« polie, ingénieuse, facétieuse ; et c est ce genre qui €a- « ractérise non-seulement Plaute, notre compatriote , et « les anciens comiques grecs, mais encore les ouvrages « des auteurs socratiqués. ».
Il ne s'agit pas seulement ici de la latinité, mais du style dont Cicéron vante la délicatesse, la finesse, l'urbanité, le sel attique, Les termes dont l'orateur romain a fait usage, sont passés pour la plupart dans notre langue:ils y sont pris dans le méme sens. Cependant le . peu de rapport entre l'opinion de Cicéron et celle d Horace, a donné lieu à de grandes contestations parmi les
critiques. 2
« Nos ancétres, dit Horace (dre poétique , vers 270), « ont loué et admiré les vers et les railleries de Plaute un « peu trop bonnement, pour ne pas, dire sottement : s'il « est vrai que vous et moi nous sachions distinguer, dans « les railleries, le délicat d'avec ce qui est contre. l'ur « banité, et que nous ayons l'oreille assez fine pour juger « du son et de la cadence des vers. » |
La rigueur de cette sentence porte moins sur l'ensemble et le style des comédies de Plaute, que sur l'oubli de quelques régles, déjà connues à la vérité, mais dont la nécessité était moins sentie au temps où vivait l'auteur'comique,que dans le siècle heureux et mémorable d' Auguste.
Cicéron loue en général le mérite réel de Plaute, qu il regardait comme un modèle de la bonne latinité, comme un modèle de fécondité, d'esprit, de gaieté, den. jouement; ét il ne s'arrête point aux défauts que l'au-
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teur de /'.4rt poétique a si judicieusement signalés, et qu il devait nécessairement faire éviter à ceux pour qui il écrivait. C'est en donnant les régles de l'art, que le législateur du Parnasse latin devait indiquer les méprises, critiquer les bouffonneries ridicules, en proscrire l'usage, et bannir les trop grandes libertés: c'est en s'adressant à des hommes dont il reconnaît le bon goût; c'est dans un témps marqué par l'existence des écrivains les plus purs, les plus délicats, qu'il jube Plaute avec tant de rigueur ; et ilest permis de penser que si le poète comique eüt été contemporain de ceux qui ont illustré le siècle d'Auguste , ou il n'aurait point mérité les reproches que lui fait Horace, ou, s’il avait pu y donner lieu', il aurait reconnu la légitimité de ces reproches, et il se serait constamment attaché à perfectionner ses écrits, à mettre surtout plus de régularité dans ses vers. L'orateur romain avait sans doute le goüt trés-dif
ficile , et les beautés qui font. l'ornement de ses discours ne permettént pas de supposer qu'il jugeàt du mérite de Plaute comme la multitude, et qu'il se montrát l'admirateur bénévole de tout ce qu avait dit le poète comique. Cicéron, qui connut si bien le prix, le charme de la cadence , ne semble doric avoir un sentiment opposé à celui d'Horace, que parce qu'ils ont placé tous deux Plaute dans un point de vue différent. Cicéron considère Plaute dans son entier; il en parle aussitôt avec ce sen: timent. d'estime qu'inspire un grand écrivain. Mais un grand écrivain est-il exempt de défauts? Ses défauts
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ont-ils échappé aux lumières d'un rhéteur habile, d'un philosophe éloquent et sublime? Horace a-t- il eu seul assez de sagacité, de pénétration pour les apercevoir, ou n'aurait-il vu que les défauts de notre auteur? On n'a aucun motif de le soupconner, puisque Plaute a été ailleurs l'objet des éloges d' Horace, qui, frappé sans doute comme Cicéron du mérite de cet homme de génie , et prévoyant qu'il était fait pour servir de modèle, a prudemment indiqué les irfégularités qui nuisent à la perfection de ses ouvrages.
Sans vouloir soutenir exclusivement la justesse de cés remarques, je suis tenté de croire que si les critiques qui ont commenté l'opinion d'Horace et de Cicéron avaient été moins prompts dani leurs décisions, les uns se seraient bien gardés d'insulter, par des platitudes, à la mémoire du favori de Mécènes, et les autres auraient plaidé avec plus de niodération la cause de celui qui créa véritablement la comédie chez les Latins.
Tous les hommes.qui excellent dant les arts d'imitation, ont une maniére qui leur est propre; ils ont un genre , un caractère , qui n'appartiennent qu'à eux seuls. Les savans et les connaisseurs qui en font une étude particuliéte, ne s'y méprennent presque jamais. Quelque ressemblante que l'on suppose une copie , ils ne la confondent point avec l'original; ils savent méme y reconnaitre: ce qu'une main étrangère aurait ajouté ou retranché. Servius distinguait ainsi, à la première lecture, ' les vers de Plaute de ceux qu'on lui attribuait; et si une