‹ Théâtre complet des LatinsChapitre 59 sur 122 · SCÈNE IIL · texte numérisé non relu

SCÈNE IIL

1. — Ezxanclarem, Voyez Festus au mot antlare ou anclare, et Nonnius sur le verbe exanclare. Avant le mot pertolerarem dans le vers précédent, il faut sous-entendre us.

2.— Famem expectat obambulans. Le poëte fait allusion à un bon mot de Socrate, cité par Cicéron dans les Tusculanes, liv. V, nomb. 34.

3. — Nec gannio nec latro. Sur ce que Blépharon vient de dire à Sosie, obgannis, qui exprime le cri des renards; Sosie lui répond, e je ne crie point comme un renard, je n'aboie pas comme un chien. » Les Latins employaient les verbes gannio et latro, dans le sens métaphorique, quand ils s'adressaient à ces diseurs de rien qui font beaucoup de bruit pour peu de chose.

4. — Sosie, effrayé d'entendre prononcer son nom, et voyant son maitre irrité, engage Blépharon à ne pas aborder Amphitryon, avant qu'il soit devenu "plus calme, priusquam stomachum detexerit. On verra bientót que la précaution de Sosie n'était pas inutile.

5. — Fames et mora bilem in nasum conciunt. Théocrite a dit : KeAA ael: pisi xdi lai; nasus bilis sedes. Voy. Elo, A. — Molière a dit aussi :

« Je me sens là pourtant remuer une bile Qui veut me conseiller une action virile Oui le courroux me prend...... »

NOTES PHILOLOGIQUES. ott

6. — Ut hodie tecum conviverem. On trouve dans la vieille latinité,

convivere et convivare.

7. — Nusquam factum. En effet , c'était le faux Amphitryon qui avait

envoyé Sosie.

8. — Sive grallatorius. Voyez sur le mot grallator Nonnius et Festus.

9. — Dudum, jampridem , modo, Comparez cette réponse de Sosie avee celle d'Alcméne à Amphitryon, dans la scéne 2 de l'acte II.

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