‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 188 sur 358 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les Mêmes, CHAMPLION.

PRÉYENQUIÈRE, menaçant gaiement Champlion avec le Moustique.

Vous voilà, mon gaillard?

CHAMPLIOIf.

Vous avez lu ce journal?

PRÉVENQCIÈRE.

Oui, nous en parlions justement.

champliox.

Que dois-je faire?

PRÉVEKQUIÈRE.

C'est fort désagréable, je l'avoue; mais ce que vous a^ez de mieux à faire est de vous tenir coi.

CHAMPLION.

Rester sous le coup de cette infâme calomnie?

PRÉVEXQUIÈRE, sonriant.

C'est tout au plus une médisance, mon bon ami.

CHAMPLION,

Vous y croyez donc?

Le moyen d'en douter?

r.HAMPLION.

Et vous aussi, madame ?

PRÉVENQUIÈRH.

Nous y croyons tous.

CHAMPLION.

Vous me méprisez donc bien?

PRÉVENQUIÈRE.

Pas le moins du monde! Vous aimez le plaisir... Quel mal y a-t-il? C'est de votre âge.

CHAMPLION.

Le plaisir? Vous ne voyez là qu'une équipée de jeune homme?

OCTATIE.

Sans doute. Qu'y a-t-il de plus?

CHAMPLION.

Il y a mon déshonneur, madame ! Il y a que je suis atteint en pleine probité, car je n'ai pas le droit d'être un viveur sous peine d'être un escroc.

PRÉVENQUIÈRE.

Un escroc? Vous rêvez!

CHAMPLION.

Je n'ai pas de fortune, on le sait, je l'ai assez répété. C'est donc avec l'argent de la souscription que je paye mes ripailles! La mine d'or que j'exploite, c'est la crédulité de mes souscripteurs . Et que suis-je alors, sinon un escroc?

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