‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 300 sur 358 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

CAVERLET seul, puis BARGE.

CAVERLET seul.

Va, chère femme! quand le monde entier te condamnerait, il te restera toujours dans mon cœur un sanctuaire où tu seras adorée et vénérée.

Eatre Barge par la gauche.

BARGE

Vous êtes étonné, mon cher ami, de me voir ici deux fois en un jour, et la solennité de mon costume a de quoi vous intriguer.

CAVERLET.

Je suis toujours charmé de vous voir, mon cher Barge, et jamais vous n'êtes venu plus à propos. Je me préparais à vous aller demander un entretien confidentiel.

BARGE

Tiens! comme nous nous rencontrons! (ils s'asseyent sur !•

banc.) Je vous éCOUtC.

CATERLET.

Henriette et moi, nous sommes coupables envers vous, je ne dirai pas d'un manque de confiance, mais d'une fausse honte que vous comprendrez de reste, quand vous connaîtrez notre douloureux secret. Nous n'avions pas à vous le révéler au début de nos relations ; plus tard l'intimité qui s'était insensiblement établie entre nous, nous aurait fait un devoir de parler... Mais à quel moment précis avait commencé ce devoir? Quand nous nous sommes aperçus qu'il existait, nous y manquions déjà depuis longtemps. La con-

Page 1