‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 98 sur 358 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les Mêmes, OCTâVIE.

OCTAVIE

Bonjour, chèra belle. — Bonjour, madame.

Vous arrivez biea : j'allais dire du mal de vous.

OCTAVIE

Que je ne vous dérange pas, continuez, je vous en prie.

CATHERINE

Vous permettez ?

OCTAVIE

Voulez-vous que je vous aide ? De quoi s'agit-il ?

Elles s'asstiyeiiî sur les petits canapés en équerre. CATHERINE.

De votre héros.

OCTAVIE

Ah ! du baron ! Quand donc lui pardonnerez-vous sa belle conduite ?

CATHERINE

Quand on ne lui en fera plus un piédestal, quand on ne le traitera plus d'homme antique pour avoir payé ses différences de bourse.

OCTAVIE

Ce n'est déjà pas si moderne.

MADAME HÉLIEH.

Mais quel est donc le fond de l'affaire?

Il est très-simple : il y a quatre ans, M. d'Estrigaud pei"d, sur un coup de bourse, huit cent mille francs qu'il ne peut payer. . .

CATHERINE

Et qu'il laisse à la charge de son agent de change et ami M. Clampanin.

OCTAVIE

Peu importe le nom. 11 fait im plongeon de dix-huit mois ; on n'entend plus parler de lui, et Dieu sait les ridi-

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