ACTE QUATRIÈME
FABRICE
Ma mère! Misérable!...
CLORIM) E, rcvollco.
Ah!
Ma mère! Osez-vous Parler de cette sainte autrement qu'à genoux, V'ous courtisane, vous menteuse, vous infâme!
CLORINDE
Songez, en me parlant, que je suis une femme, Seigneur.
FABRICE
N'espérez pas vous couvrir de ce nom.
Vous, une femme? Un lâche est-il un homme? Non... Eh bien! je vous le dis : on doit le même outrage Aux femmes sans pudeur qu'aux hommes sans courage. Car le droit au respect, la première grandeur, Pour nous c'est le courage et pour vous la pudeur. Une femme, vous! — Tiens, va-t'en!
CLORINDE, à part.
J'ai peur.
FABRICE
Tu comptes Sur le respect humain, la plus lâche des hontes! Elle croit faire ici librement son métier! A côté de ma sœur s'asseoir â mon foyer! Souiller la chambre austère où notre mère est morte... Mais tu n'entreras pas, car je suis sur la porte, Et je t'écraserai, vipère, en ton chemin!
11 fait un mouveineiit violent vers Clorir.de qui pousse un cri et tombe à genoux.
258 L'AVENTURIÈUK.
Je m'en vais, pour ne pas déshonorer ma main.
Il sort part le fond ; Clorinde reste agenouillée