ACTE QUATRIÈME
Je vois que vous prenez, Monsieur, notre alliance Avec une froideur frisant la répugnance.
FAI5R ICE
Et cela vous surprend?
ANNILAL.
Non, Monsieur; seulement Votre père n'est pas de votre sentiment; En sorte que l'hymen se pourrait bien conclure Sans qu'on s'inquiétât de votre signature.
FABRICE, ljnisr|iieincnt.
C'est de quoi je venais vous parler.
ANNIBAL
En douceur!
J'en causais tout à l'heure encore avec ma sœur Tel que vous me voyez, sous une rude écorce. Je suis bon. La bonté va bien avec la force : C'est sa grâce, on peut dire.
FABRICE
Au fait. Monsieur.
ANMBAL.
Au fait?
— Si nous disparaissions, seriez-vous satisfait?
Aurions-nous par hasard tous deux la même idée?
ANMBAL.
Ma sœur est à partir à peu près décidée; Mais elle est compromise, et de plus les maris Sont très chers...
264 • L'.AVENTUIllÈRE.
CLOU IN DE, indignée, bas, à son frère.
De l'argent!
ANNIBAL, bas.
As-tu changé d'avis?
Retroussant sa manche.
A ton aise... tu sais!
CLOUINDE, à part.
0 pauvre créature!
Me fîiudra-t-il encor subir cette torture!
FABRICE
Bref, madame demande...
ANNIBAL
Une dot.
FABRICE
Une dot ?
Fort bien ! je ne veux pas discuter sur le mot. Je venais vous Toffrir.
CL OR IN DE, à part.
Oh! comme il me méprise!
FABRICE
Veuillez fixer le prix de votre marchandise.
ANNIBAL
Elle est un peu timide et m'a passé pouvoir.
FABRICE
Parlez.
ANNIBAL
Mon Dieu, Monsieur, on ne peut pas avoir