‹ Théâtre completChapitre 146 sur 287 · ACTE QUATÏIIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATÏIIÈME

Un mari propre à moins de cinq mille pislules.

Ils sont très recherchés... Les femmes sont si folles!

FABRICE

C'est bien, Monsieur, je vais vous faire mon billet.

U s'assied devant la table et écril.

ANMBAL, à part.

J'aurais pu pêcher plus sans rompre le filet.

CLORINDE, bas, à Annibal.

Au nom de notre mère, au nom de notre enfance, Permets-moi d'écarter ce calice !

ANMBAL, bas, i Cloiindc.

Défense '.

FABRICE, écrivant toujours.

Que dit-elle?

ANMBAL.

Que j'ai négligé le trousseau.

CL 0 RI N DE., à part.

Misérable!

Mille écus.

FABRICE

Combien est-ce?

Pour l'avoir beau,

FABRICE, à Clorindo-

Est-ce assez. Madame?

ANNIBAL. à Clorinde.

Il fiuit répondre.

2ti6 L'AVENTURIÈRE.

CLORINDE, d'une voix mourante.

Oui, Seigneur.

FABRICE

N'avez-vous sur moi plus rien à tondre?

Si vous voulez m'ofîrir un habit de gala Pour la noce?...

FABRICE

Combien?

ANNIBAL

Cent écus.

FABRICE, écrivant.

Les voilà.

Je ne peux pas payer trop cher votre retraite. Vous pourrez, à Milan, présenter cette traite. — Seulement il me faut un reçu pour guérir Mon père.

ANNIBAL

C'est trop juste et j'allais vous l'offrir.

FABRICE

Un reçu constatant que moyennant finance...

ANNIBAL

C'est compris. — Viens, mignonne, écrire ta quittance^

Il la prend par la main et la conduit à la table, CLORINDE, à Fabrice, d'une voix sourde.

Tirez-vous bien l'épée?

FABRICE

Oui!... C'est mon seul talent.

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