‹ Théâtre completChapitre 195 sur 287 · GABRIELLE, STÉPHANE · texte numérisé non relu

GABRIELLE, STÉPHANE

GA BRI ELLE, à elle-même.

L'épreuve approche ; allons, mon cœur, pas de faiblesse.

STÉPHANE

.le n'ai pas rencontré votre fille.

Merci.

Nous avons à causer; asseyez-vous ici.

STÉPHANE

C'est donc très sérieux ?

Très sérieux.

STÉPHANE

J'écoute.

-340 G A lï RI EL LE.

Il faut VOUS marier.

STÉPHANE, boudissant.

Me marier !

Sans doute.

Mais si le premier mot qu'on dit vous h'd sauter, jNous n'en Unirons pas. — Tâchez de m'éconter. Le parti qu'on vous offre est chose peu commune, Tout s'y trouve à la fois : figure, esprit, fortune ; Et qu'on soit à l'argent indifférent ou non, 11 faut bien avouer qu'il est bon compagnon.

STÉPHANE

Est-ce vous qui parlez? est-ce vous, Gabrielle?

GABRIELLE, à part.

Hélas!

Haut.

Oui, je parais très superficielle ; Mais, le cas échéant, je suis de bon conseil.

STÉPHANE

C'est un rêve, sans doute ?

Hé non ! c'est un réveil, n s'est bien échangé, je crois, quelques paroles Entre nous ; mais, au fond, ce sont choses frivoles, Et je ne voudrais pas, pour ce qui s'est passé, Qu'à perdre un bon parti vous vous crussiez forcé.

STÉPHANE

Est-ce une épreuve?

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