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SCÈNE DEUXIÈME

PSAUMIS.

Çà, combien devez-vous ?

DOMILCAR.

Cent talents.

C'est énorme !

LAÏS

Tout mon bien.

PSAUMIS.

A payer ! — à devoir, ce n'est rien.

BOMILCAU.

Je prétends m'acquitter pourtant en honnête homme.

J'ai sauvé du naufrage une petite somme,

Et j'espère trouvei* une combinaison

Pour relever un jour riioiiueur de ma maison.

LAÏS

Si la mienne, qu'on dit assez divertissante, Peut vous distraire un peu de la patrie absente...

Baste ! il soutient l'exil d'un cœur bien dégagé.

BOMILCAR

N'importe !

LAÏS

On voit chez moi Corinthe en abrégé, Dans ce qu'elle a de mieux tout ensemble et de pire. On lit, on chante, on joue, on discute...

PSAUMIS, tendrement.

On soupire!

LAÏS

On bâille aussi parfois.

PSAUMIS.

Plus souvent qu'on ne rit.

Quand le Perse est présent et qu'il fait de l'esprit.

LAIS

Oui, j'en conviens; il a, dans son impertinence, Je ne sais quoi de gauche et qui fait dissonance. Tout son maintien d'ailleurs est ainsi contrasté^ Et flotte entre l'orgueil et la timidité. Enfin c'est le barbare avec son arrogance. Qui se sent tout grossier devant notre élégance, Et qui fait pour l'atteindre un effort maladroit Pareil à ceux d'un homme ivre pour marcher droit.

PSAUMIS.

Gomment avez-vous pris cet oison?

BOMILCAR, à part.

Pour sa plume.

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