SCÈNE TUOISlÈMfc
LAiS.
Si VOUS VOUS accusez, je vous pardonne, el veux Qu'en souvenir aussi vous gardiez ces cheveux.
ARIOBARZA.NE.
Merci bien ! — C'est fini, chers seigneurs, et nos larmes, Comme vous le voyez, n'ont pas fait de vacarmes.
LAÏS, il part.
Insolent !
ARIOBARZANE.
Youlez-vous maintenant, bon Psaumis,
M'entretenir d'afiaire? il vous est tout permis.
PSAUMIS.
Nous ennuierions Laïs.
ARIOBARZANE.
Bah ! pour une minute.
LAÏS
De quoi donc s'agit-il ?
ARIOBARZANE.
C'est un joueur de flûte, Dont il ne sait que faire et qu'il veut me céder.
LAIS
Ah!
ARIOBARZANE.
Nous ne serons pas longs à nous accorder. — Votre prix?
PSAUMIS.
Mais Lais...
ARIOBARZANE.
11 me plaît qu'elle écoute.
Votre prix?
Trois talents.
ARIOBARZANE.
C'est cher.
PSAUMIS.
Il me les coûte.
En vérité?
ARIOBARZANE PSAUMIS.
Mais... oui.
ARIOBA RZANE.
Vous êtes un hâbleur.
PSAUMIS.
Je jure...
ARIOBARZANE.
Alors, pardon ! vous êtes un voleur.
C'est ce que je voulais prouver devant madame, Pour bien l'édifier sur votre beauté d'âme.
PSAUMIS.
Ma réputation échappe aux insolents.
ARIOBARZANE.
L'esclave ne vous a coûté que deux talents.
Comment le savez-vo'us?