ACTE TROISIÈME
FÉLINE
Au jour du repeiilir vous ifaurez nul reproche A m 'adresser.
OCTAVE
Aucun, sinon détre têtu.
FÉLINE
Un autre à tant d'échecs se tiendrait pour battu.
Et se croirait en droit de prendre du relàclie;
Mais je suis obstiné sur une noble tâche!
Après avoir de tout vainement essayé,
Je tente le dernier recours de la pitié.
Ayez compassion de cette pauvre lille
Qui vous aime et n'a plus qu'un oncle pour famille.
Contentez-vous d'avoir son sort en votre main ;
Que votre orgueil lui sunllVe un asile et du pain.
OCTAVE
Si je croyais vraiment...
FÉLINE
Je sais bien qu'elle est belle Et que je vous demande une chose cruelle; Il est dur de se voir maître de tant d'appas, Et par pure vertu de n'en profiter pas.
Certes!...
FÉLINE. f.
Mais, à défaut d'une autre récompense, Vous pouvez êtes sûr de ma reconnaissance.
OCTAVE
Beau dédommaaement !
FÉLINE
Et, si (le jeunes fous Ont assez peu de cœur pour se moquer de vous, Vous vous retrancherez contre leur injustice Dans le contentement d'un si beau sacrifice.
OCTAVE
Vous m'y faites songer... quelle proie aux railleurs I
FÉLINE
Le sage s'émeut-il d'un quolibet? — D'ailleurs, Plus le renoncement est grand, plus il honore.
OCTAVE
Certe ! et j'aurais plaisir à voir lever l'aurore... Mais (luoi ! mon cher Monsieur, je dors jusqu'à midi.
FÉLINE
Vous êtes, je l'avoue, un cruel étourdi.
OCTAVE
Plût au ciel, le fussé-je encore davantage !
Car, si je me mêlais une fois d'être sage,
Je trouverais partout quelque bonne raison
De ne me divertir en aucune façon.
De scrupule en scrupule et de hl en aiguille,
Je n'aurais à la hn femme, veuve, ni hlle.
A déesse Vertu j'adresserai des vœux.
Mais plus tard, quand j'aurai perdu dents et cheveux.
D'ici là, trouvez bon que je ne m'inquiète
D'aucun raisonnement qui troublerait la fête.
FÉLINE
Que répondre à cela ?
OCTAVE
De sensé "? rien du tout. ,