SCÈNE III
OCTAVE, seul; puis ROSE.
OCTAVE, seul.
S'il savait devant qui je le fais s'esquiver ! Pauvre lionime !
Il va à la porte.
Vous pouvez entrer sans nulle crainte, Madame.
A part.
Dans ses yeux quelle émotion peinte !
ROSE s'assied; après un moment de silence.
Que pensez-vous de moi ?
OCTAVE
Madame...
ROSE
Franchement ?
OCTAVE
Que vous êtes ici par un saint dévouement,
Qu'il n'est rien que de noble et de grand dans votre âme.
ROSE
Non, Monsieur; vous pensez que je suis une infâme, Que je viens vous livrer l'honneur de mon mari. Qu'en quittant sa maison peut-être j'ai souri.
OCTAVE
Quel méprisable cœur ce soupçon me suppose !
ROSE
Est-ce que vous pouvez en penser autre chose? Ne suis-je pas chez vous? pourquoi vaudrais-je mieux Que tant d'autres h qui se sont ouverts ces lieux? Car plus d'une avant moi sans doute y fut reçue, Et ce n'est pas pour rien qu'ils ont la double issue.
OCTAVE
Ah ! croyez que nulle autre avant vous...