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SCÈNE IV Les Mêmes, FÉLINE, BRIDAINE

BIUDAINE, a hi canlonade.

Non, je n'écoute rien que mes justes transports!

0 ciel !

OCTAVE, se précipitant vers la poi'te.

On n'entre pas !

BRIDA INE, le repoussant.

Te voilà donc, coquine!

Rose se retourne vers lui.

Hose !

FÉLINE

Ma femme !

BRIDA INE

Eii bien, que disait donc Féline?

FÉLINE

C'est affreux !

BRIDAINE

Ce n'est pas moi qui suis... Pauvre ami! Oppose à ton malheur un courage affermi. C'est l'instant de montrer de la philosophie... Moi, je ne fus jamais si joyeux de ma vie !

FÉLINE

Je ne l'aurais pas cru quand on me l'aurait dil.

ACTL TROISIK.MI':. 145

Tant sur ma v^oiidaiice elle ;ivait de cn'dil! Aussi je lui veux cire un juge impitoyable.

BRIDA IN E

Doucement... apiès tout sa faute est excusable De l'induli^^ence !

FÉLINE

Non ! je n'en veux pas avoir :

Il en coûte si peu de faire son devoir!

A Rose.

Tremble/, car je saurai me venger de Toffense.

OCTAVE

C'est sur moi seul que doit tomber votre vengeance; Je suis prêt, s'il vous plait, à vous rendre raison.

FÉLINE

Il ne me plait pas, moi.

C'est la seule façon D'en sortir à ta gloire... en montrant du courage.

FÉLINE

Non, ce n'est pas ainsi qu'on lave un tel outrage :

Le duel est immoral ; l'arme que je choisis

Pour venger mon honneur, Monsieur, c'est le mépris.

ROSE

Le mépris !

FÉLINE

Qu'avez-vous à réclamer. Madame ?

De vous plus que d'une autre un tel crime est infâme ! Vous aviez un mari dont le nom eût été Par toute autre que vous saintement respecté, Le plus homme de bien, certes que je connaisse... I- 9

Je le dis fièrement, car c'est là ma noblesse,

Et, sous le coup fatal dont je suis abattu.

Je sens grandir en moi l'orgueil de ma vertu!

Si, pour vous excuser, j'interroge ma vie,

Je n'y trouve rien, non, rien qui vous justifie ;

Je ne vous ai donné qu'exemples de bonté,

Et de délicatesse, et de fidélité ;

Pour moi, mais plus encor pour vous, j'ai sans relâche

Veillé sur mon honneur, et l'ai gardé sans tache j

Et ce trésor sur quoi j'avais ainsi veillé,

Vous l'avez en un jour honteusement pillé !

Et vous vous révoltez contre votre sentence?

OCTAVE

J'affirme sur l'honneur. Monsieur, son innocence.

FÉLINE

Sur l'honneur! quel honneur? le vôtre, par hasard?

OCTAVE, avec colère.

Monsieur !

De mon mépris subissez votre part.

Vous qui vous êtes fait, par ma bonté trop prompte, L'hôte de ma maison pour y planter la honte, Qui creusiez sous mes pas un piège souterrain, Et ne rougissiez point en me serrant la main !

OCTAVE, confus.

Monsieur!...

FÉLINE

A votre avis, c'est une espièglerie Sans doute, un joyeux tour dont il faut que l'on rie. L'honneur n'a rien à voir là dedans en effet ! Surprendre l'amitié d'un homme, c'est parfait, Et cette fourbe n'est d'aucun blàmc suivie, ,

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