‹ Théâtre complet et poésies choises. Avec notice et notesChapitre 29 sur 117 · NOTICE SUR GREVIN XXXVIII · texte numérisé non relu

NOTICE SUR GREVIN XXXVIII

dans les manuscrits de la Bibliothèque nationale et qui sont très dignes de figurer en bonne place dans rœu\Te de notre poète 1.

J'escrivois la plus part de ces mieux pensemens Ce pendant qu'en la France une civille guerre Pour la seconde foys, ainsy comme un tonnerre, Foudroioit à l'envy mille morts et tourmens.... Mais moy, loing des malheurs, j'habitois l'Angleterre.

« La plupart »; nous pouvons assez facilement mesurer la portée de cette restriction. Les sonnets amoureux (II, IV, XV) ont pu être apportés de France avec le sonnet IX dédicace projetée et inutilisée du 'Proème. Le sonnet XVI est postérieur aux autres : il y est parlé des lansquenets que Condé reçut en renfort après la bataille de Saint-Denis et qui commencèrent par exiger leur solde. Le sonnet X est très intéressant : c'est lui qui nous apprend que le beau portrait de Grévin, en tête du Théâtre, est de Janet, c'est-à-dire de François Clouet, et non pas de Denisot, comme on l'avait cru. ^

Grévin trouva un bon accueil auprès de l'ambassadeur du roi de France à Londres, Jacques Boche tel, sieur de la Forest-Thaumyère. Il se promena, il « rama la Tamise », assista à des combats d'ours ou de taureaux contre des chiens, et visita les monuments, notamment le palais de Bride well, où Shakespeare a placé le 3® acte de son Henri VIII. Mais il ne s'attarda pas à Londres : en octobre, il est à Anvers.

1. liéonDoiez, Sonnets d'Angleterre et de Flandre par Jacques Grévûh ûsûXsU Bulletin du Bibliophile, 1898, p. 421-434 (Tirage à part à 35 exemplaires.)

2, Henri Bouchot, Les Clouet et Corneille de Lyon, Paris, 1892, p. 57.

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