ACTE PREMIER
BCNERAT, avec éclat.
)1ii ! Eh bien ^quand onji tant de talent^ que ça, on se \ [ait avocat ; on n'entre pas dans la magistrature !
MADAME VAGHET, à La Botizule qui s'est tipproché.
Ainsi, vraiment, monsieur La Bouzule, il paraît que c'est la faute du nouveau substitut... ~ ~"
MADAME BUNERAT.
Contez-nous cela en détail...
LA BOUZULE.
Voilà...
Il se dirige vers les dames et continue à voix basse. Bertha est entrée et s'est jointe au groupe dont Vagret fait également partie. -
MOUZON, à Biinerat. \
Tout cela ne va pas hâter la nomination de ce pauvre
Vagret...
BUNERAT, souriant.
Le fait est qu'il n'a pas de chance en ce moment, ce pauvre Vagret.
MOOZON.
Est-il vrai qu'on ait sérieusement pensé à lui, lorsqu'il y a au tribunal de Mauléon un homme autrement désigné...
BUNERAT, fausse modestie.
Je ne vois pas... De qui voulex-yous parler ?
MOUZON
De Tous-méme, mon cher président.
BUNERAT.
Il a été en effet question de moi au ministère...
MOUZON
Lorsque vous présiderez les assises, les débats seront autrement intéressants que ceux de tantôt....
Comment pouvez-vous dire cela, mon cher Mouzon !...
C'est que je vous ai vu présider l'audience correctionnelle...
Il rit.
BUNERAT.
Qu'est-ce qui vous fait rire?
C'est votre mot qui me revient à la mémoire... Votre mot de l'autre jour.
BUNERAT, heureux»
Je ne me rappelle plus...
MOUZON
Ce mot si drôle...
U vil.
BUNERAT.
Lequel? J'ai eu un mot drôle? Je ne me rappelle pas...
MOUZON
Un? Dix, vingt!... Vous étiez en verve, ce jour-là... E a-t-il fait une figure, le prévenu, vous savez bien, celui qui était si mal vêtu... qui s'appelait Robinet...
BUNERAT.
Ah ! oui I Quand je lui ai dit : « Robinet, ouvrez celui
des aveux. »
MOUZON, riant.
C'est ça! c'est ça !... Et le témoin à décharge, cet imbécile ! .. L'avez-vous assez déconcerté ? 11 n'a pas pu finir, tellement on a ri lorsque vous lui avez dit : « Si vous voulez diriger les débats, dites-le... voulez-vous ma place ! »
BUNERAT.
Ahl oui... Mesdames... cet excellent Mouzon me rnp-