‹ Théâtre complet (volume 2)Chapitre 239 sur 311 · SCENE III Les Mêmes, L'OFFICIER DE GENDARMERIE · texte numérisé non relu

SCENE III Les Mêmes, L'OFFICIER DE GENDARMERIE

l'officier.

Bonjour, monsieur le juge.

Bonjour, mon lieutenant... Vous pouvez parler devant

monsieur.

l'officier, saluant.

Monsieur le député...

MOUZON

Eh bien?

l'officier.

Ça y est! C'est lui...

MOUZON, après un regard à Mondoubleau.

N'allons pas trop vite. Sur quoi basez-vous votre affirmation?...

l'officier.

Vous allez voir. D'abord, il a déjà quatre condamna- ^

lions. - r^i>^ V»

MOUZON. ^ Zr^'

Je sais.

348 LA ROBE HOUGE

Ensuite, il a acheté, il y a quinze ans, Wjpère Jjoyetche, la viclinie, une vigne payable en viager.

MOUZON

Bien.

^ l'officier.

Il prétendait avoir fait une très mauvaise affaire, et traitait le père Goyetche de voleur.

MOUZON

Parfait.

l'officier.

Il y a cinq ans, il a vendu cette vigne.

MOUZON

De telle sorte que depuis cinq ans, il payait une rente

viagère à la victime, bien que la vigne ne lui appartînt

plus.

l'officier.

Oui, monsieur le juge.

MOUZON

Continuez.

l'officier.

W* / Après son arrestation, les langues se sont déliées. Les ^ / voisins parlent.

""■■**— MOUZON

C'est toujours comme ça.

J'ai entendu un témoin, la fille Gracieuse Mendione, à laquelle Etchepare a dit : « C'est vraiment embêtant d'être forcé de donner de l'argent à cette vieille canaille. »

MOUZON

Attendez... Vous dites : la fille Gracieuse?...

l'officier.

Mendione.

Page 1