SCENE III Les Mêmes, L'OFFICIER DE GENDARMERIE
l'officier.
Bonjour, monsieur le juge.
Bonjour, mon lieutenant... Vous pouvez parler devant
monsieur.
l'officier, saluant.
Monsieur le député...
MOUZON
Eh bien?
l'officier.
Ça y est! C'est lui...
MOUZON, après un regard à Mondoubleau.
N'allons pas trop vite. Sur quoi basez-vous votre affirmation?...
l'officier.
Vous allez voir. D'abord, il a déjà quatre condamna- ^
lions. - r^i>^ V»
MOUZON. ^ Zr^'
Je sais.
348 LA ROBE HOUGE
Ensuite, il a acheté, il y a quinze ans, Wjpère Jjoyetche, la viclinie, une vigne payable en viager.
MOUZON
Bien.
^ l'officier.
Il prétendait avoir fait une très mauvaise affaire, et traitait le père Goyetche de voleur.
MOUZON
Parfait.
l'officier.
Il y a cinq ans, il a vendu cette vigne.
MOUZON
De telle sorte que depuis cinq ans, il payait une rente
viagère à la victime, bien que la vigne ne lui appartînt
plus.
l'officier.
Oui, monsieur le juge.
MOUZON
Continuez.
l'officier.
W* / Après son arrestation, les langues se sont déliées. Les ^ / voisins parlent.
""■■**— MOUZON
C'est toujours comme ça.
J'ai entendu un témoin, la fille Gracieuse Mendione, à laquelle Etchepare a dit : « C'est vraiment embêtant d'être forcé de donner de l'argent à cette vieille canaille. »
MOUZON
Attendez... Vous dites : la fille Gracieuse?...
l'officier.
Mendione.