ACTE DEUXIEME
MOUZON
5ïais ne vous entêtez donc pas ainsi, dans votre propre intérèl!... Voulez-vous que je vous dise à quoi vous allez arriver? Vous jjlez^erdre^ vojt^re mari L En soutenant contre l'évidence qu'il a passé la nuit chez lui, je vous lo répète, jousTe perdez... Au^cpiitraire, en me disant la vérité, s'il n'est pas l'assassin, il nous apprendra ce qu'il a fait : il nolîs nommera ses compagnons.
YANKTTA.
Tl n'en avait pas.
MOUZON
II est donc sorti seul?
Oui.
A dix heures?
A dix heures.
YANETTA
MOUZON
YANETTA.
MOUZON
Il est rentré seul à cinq heures du matin?
YANETTA.
Oui, tout seul.
MOUZON
Mais VOUS confondez peut-être avec un autre soir. C'est bien le soir de l'Ascension qu'il est sorti seul?...
Oui.
MOUZON
Vous avez écrit, Benoit?
LE GREFFIER
Oui, monsieur le juge...
MOUZON
Madame, je comprends quel doit être votre chagrin, mois je vous prie de m'écoufer avec la plus grande attention. Votre mari était gêné, n'est-ce pas?
YANETTA.
Non.
Si.
J'affirme que non.
MOUZON
YANKTTA.
MOUZON
. En voici la preuve. Il a emprunté il y a trois mois huit cents francs à un marcliand d'engrais de Mauléon.
YANETTA.
n ne m'en a jamais rien dit ..
De plus, il devait une somme assez forte au père Goyetclie...
YANETTA.
Je n'ai jamais entendu parler de cela...
MOUZON
Voici une reconnaissance écrite par votre mari; c'est bien son écriture ?
YANETTA.
Oui, mais j'ignorais...
MOUZON
Vous ignoriez l'existence de cette dette... Cela vient encore à l'appui de ce que je sais. Votre mari est allé à Iri.5r.arry.
YANETTA.
Non, monsieur.
MOUZON
11 vous a dit qu'il allait dans la montagne, mais il est est allé à Irissarry. ^
YANETTA.
Non, monsieur ; il me dit tout ce qu'il fait.
MOUZON
Vous voyez bien que non, puisque vous ignoriez l'exis-