SCENE DERNIERE MARGUERITE, ANDRÉ
MARGUERITE, à part, pendant qu'André regarde son père s'éloigner.
Pourvu que je sois assez forte, mon Dieu! et que je ne me mette pas à |>leurer. Je ne pleurerai pas ! [Elle rassemble tout son courage.) André!... Viens t'asseoir là, à côté de moi, et écoute-moi bien, mon chéri.
ANDRÉ
Je t'écoute.
On sent pendant ce qui va suivre que Marguerite a les plus grandes peines à s'empêcher de pleurer. Sa voue est changée. Souvent elle s'arrête pour reprendre des forces. Elle affecte un ton raisonnable et simple.
MARGUERITE
Voilà ! Tu vas bien m'écouter, bien raisonnablement... tu vas me laisser parler... Voilà... J'ai réfléchi beaucoup. J'ai beaucoup réfléchi. Il faut que nous causions de tout cela bien sérieusement, sans nous emballer, en laissantles nerfs