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ACTE III

trop haut pour moi. Il m'a fait sentir ma folie d'une façon qui m'a guérie. En même temps je retrouvais Robert, le grand camarade qui apprivoisait autrefois la petite mendiante recueillie chez Prosper. Notre ancienne intimité a repris tout de suite. Nous serons heureux ensemble.

l'abbé

Je l'espère!... Embrassons-nous, Mariette, puisque tu deviens ma sœur, (il l'embrasse.)

MARIETTE, riant.

On ne dirait pas que vous m'aviez appelée pour me gronder... Que je voudrais rencontrer Robert et lui raconter!... Il en serait tout joyeux... Au revoir!...

l'abbé

Reste donc 1... M. Jean vient tout à l'heure faire une conférence aux ouvriers. Maman compte bien se cacher dans un coin et ne pas perdre un mot. Tu te mettras auprès d'elle.

MARIETTE

Non. Je n'ai pas revu M. Jean depuis notre séparation, je préfère ne pas le rencontrer en public. Pour que vous ayez choisi ce local, il faut que vous n'attendiez pas une foule de gens ?

l'abbé

On a convoqué peu de monde : les délégués, quelques contremaîtres et des ouvriers choisis par eux.

Si nous sommes contents de ce premier essai, nous organiserons une grande assemblée, à l'église, un dimanche soir. C'est ici quej'enseîgne le catéchisme aux enfants, et aujourd'hui c'est moi qui vais m'asseoir à leur place et recevoir la leçon d'un maître.

(On entend le bruit d'une voiture.) Tiens, déjà lui !... MARIETTE

Je me sauve par le jardin. (EJU fort. Presque aussitôt

entrent Jean et Georges.)

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