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ACTE IV

Elle s'intéresse vivement à l'œuvre des habitations pour familles nombreuses, dont elle est présidente. Vous n'ignorez pas la situation lamentable que l'égoïsme des propriétaires fait aux parents chargés de trop d'enfants. Partout on les repousse, et ces gens, qui sont l'espoir de la France, se verront bientôt condamnés à coucher sous les ponts. La logique de vos idées exige que vous soyez l'ami des ménages féconds. Le fourmillement des désirs et, par conséquent, la richesse, augmente en proportion du nombre des âmes.

JEAN

C'est certain. Les nations à grosse natalité développent une activité prodigieuse qui les rend prospères en temps de paix et, en temps de guerre, invincibles... Lorsque j'étais gamin, j'allais souvent visiter le rucher de votre frère, le garde-chasse. Pour désigner une ruche en décadence, il disait : « Celle-ci ne vaut rien... Sa population est faible... Elle ne produit même plus assez de miel pour le peu de mouches qui l'habitent. Elle va périr... » Le manque de population était un indice de misère.;. Il en est des sociétés humaines comme des colonies animales : plus il y a de bouches à nourrir, plus la ration de chacun devient plantureuse.

ROBERT

L'auteur d'une pareille maxime ne repoussera pas ma prière. L'œuvre en question bâtit des logements confortables qu'elle loue pour un prix ma IV 13

déré aux parents prolifiques. Elle tiendra son assemblée générale dans un mois. Ma femme vous supplie d'y prendre la parole et d'y prononcer un de ces magnifiques discours dont vous avez le secret. Votre observation au sujet des ruches pauvres y sera d'un effet délicieux. Le désir de l'abeille voltigeant de fleur en fleur pour en tirer des rayons de miel... J'entends cela d'ici 1... Consentez-vous?...

De tout coeur!... Ravi de m'associer à votre femme pour la grandeur de la patrie.

ROBERT

Vous êtes un homme charmant !... (Entre l'abbé.

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