SCÈNE U
Beroë s'approobe arec la lyre , ot en tire quelques accords , pendant que Ljditt récite les vers d'Horace.
Compagnons du printemps, les zéphyrs ont soufflé
Dans les voiles tendues; Le Tibre, qui se tait, ne roule plus enflé
Par les neiges fondues.
Dans les prés amollis la nouvelle saison
Épaissit rherbe fraîche.
Et déjà le troupeau, qu'invite le gazon.
Se plaît moins dans la crèche.
Déjà, d*un pied joyeux, Vénus conduit les chœurs
De la ronde commune Où la nymphe, et la grâce, unie à ses deux sœurs.
Dansent au clair de lune.
H O fi A G E ) rinterrompani, et chercliant à reprendre les tableites.
C'est assez. Le surplus n'est pas encor poli. Tu le liras demain.
LTDIB, retenant les tablettes.
Non , non. Cest très-joli.
H OR AGE y joignant les mains.
De grâce!
LYDIE
Eh bien ! passons à la dernière strophe.
Elle est la mienne.
HORACE, à pari
Bon! gare la catastrophe!
L T D I B , lUaot.
Bacchus verse Toubli des chagrins. Évolxô !
— Esclave, écoute encore :
Dans son réduit connu va-t'en chercher.... -Gbloél
C'est Ghloé que j'adore t
Elle se retourne Ters Horace , en lui montrant les tablettes.
C'est Chloél
HORACB.
Je.
LYDIB.
Ghloé!
HORACE
Mais...
LYDIE
Parle!
réponds^moi !
Traître! que diras-lu? — parle donc !
Bero<S se retire dans le cabinet, HORACE.
J'ai.,
LYDIE
Tais* toi I
Il ose encor parler après sion imposture , Le fourbe! — Prétends-tu nier ton écriture?
— Ai-je mal lu?
Elle lui montre les tablettes.
Tiens , lis ; vois ton accusateur.
— Chloé ! c'est bien Chloé. — Diras-tu non? menteur !