‹ Théâtre completChapitre 112 sur 146 · SCÈNE IX KELLER, IIERMAN · texte numérisé non relu

SCÈNE IX KELLER, IIERMAN

KELLER, retenant Herman, qui veut aller avec eux.

Reste donc, tu vois bien que c'est un prétexte pour l'emmener!

HERMAN

Mais... pourquoi n'irions-nous pas...?

KELLER

Bah! pleurer le baron? Ce serait de l'hypocrisie de notre part; nous ne le connaissions guère, et, si nous héritons, ce n'est peut-être pas sa faute ; qui sait ! il aimait ces gens-là mieux que nous !

HERMAN, dans le fond et suivant des yeux Juliette.

Ah! mon père!...

KELLER

Quoi donc ? à quoi soni^es-tu ?

m li

A ce que vous dites, précisément ; en effet, nous n'avions aucun besoin de cet héritage, nous autres! Nous avions de l'aisance, vous étiez actif, heureux... Je ne souhaitais rien de plus ! Et voilà un homme de bien, un homme de génie, une famille admirable... une fille... un ange!... Ah! la fortune est aveugle et jette ses dons.au hasard.

KELLER

Allons, i lions, pas d'exagération, Herman; on les assistera, ces pauvres gens. J'y songe; ils m'intéressent aussi, moi... (A part.) La mère est bien, très-bien. (Haut.) Je ne veux pas les renvoyer comme ça tout d'un coupi

KERMAN

Oh ! non, vous ne le voulez pas, mon père ! vous ne me causeriez pas celte douleur!

KELLEU, le regardant, à part.

Diable, diable! mon fils a lu des romans! et puis cette musique!,., ça ne vaut rien pour la jeunesse.

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