‹ Théâtre completChapitre 98 sur 146 · SARA II · texte numérisé non relu

SARA II

Arrivez donc, Émilia ! Gérard s'ennuyait affreusement avec moi.

LA PRINCESSE, à Sarah. ^ C'est pour que je vOus dise que M. de Kologrigo s'ennuyait encore plus sans vous ! ^ KOLOGRIGO, a la princesse, bas, nonchalamment. Vous avez tort! (a Sarah, de même.) Elle a raison!

GÉRARD, qui l'observe. — Ironiquement. — A Sarah. Comme il joue bien la scène de don Juan !

KOLOGRIGO.

Ah! il y a quelque chose de nouveau ici!

LA PRINCESSE

Quoi donc.'*

KOLOGRIGO, montrant l'écritcau.

Ça!

GÉRARD

C'est très-intéressant... pour ces dames!

KOLOGRIGO, à Joseph. —

C'est un tir à l'arbalète, à la mode suisse?

JOSEPH

Oh! nous avons d'autres armes... (il montre des boîtes de pistolets.) Il y a pour tous les goûts.

GÉRARD, regardant.

Et même des pistolets de salon, système Flobert. Cane fait pas de bruit! Voulez-vous faire une partie, miss Melvil?

Oh! no! je ne aimé plus.

SARAH, a Gérard.

Vous mourez d'envie de montrer votre adresse? Allons, provoquez M. de Kologrigo; nous sommes là pour admirer! GÉ^lARD, à ¥;oJogrigo.

Voulez-vpus?

KOLOGRIGO.

Je vous avertis que je suis de première force.

GÉRARD, railleur.

Je n'en doute pas!

KOLOGRIGO.

Oui, à toutes le? armes de tir : surtout diCpuis un événement diabolique.

GÉRARD. ■

Vous avez pris votre cheval... ou votre dç^estigue pour un lièvre?

KOLOGRIGO.

Bah! j'ai le moyen de perdre des domestiques ou des chevaux; c'est pire : vous allez voir! C'était dans l'Inde, aux environs de Delhi...

Flaminio bientôt suivi du duc, sort du chalet, et, sans être remarqué de personne, écoute le récit do Kologrigo.

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