SCÈNE V
Les Mêmes, FLAMINIO^ sur le perron du chalet de droite; puis LE DUC.
^îOLOGîlIGO, continuant sa narration.
Je voyageais..; pour mon agréaient, avec une suite nombreuse. Pendant une halte auprès d'une ruine...
FLAMINIO, à part.
Tiens !
KOLOGRIGO.
Je ne sais laquelle... nous fiimes rejoints par l'escorte d'un
FLAMINIO fU
voyageur... je ne sais de quel pays... qui s'appelait... je ne sais comment.
GÉRARD, à part.
Eh bien, ça promet, son historiette!
KOLOGRIGO.
J'ai oublié! ce n'était pas un nom. Tout ce que j'ai su depuis, c'est qOîe l'homme avait fait du bruit en Egypte... je crois, ou ailleurs! C'est un mapsieur qui... ah ! oui, un artiste, qui s'était fait ingénieur, et qui... par ses découvertes, son savoir-faire... enfin, un monsieur qui a établi des digues, percé des montagnes, retrouvé des antiquités, un tas de .choses çonime ça. S,i bien qu'en peu d'apné.es, il avait fait fortune en Orient^ et qu'à l'époque dont je vp^s parle... il c'y a pas six mois, il revenait d'une mission... importante à ce qu'il paraît! Bref...
GÉRARD
Ah oui ! bref.
Mes gens et les siens s'imaginèrent, pendant que les chevaux se reposaient, de s'exercer à tirer à la cible avec une espèce de grand arc persan ou tartare... C'est très-difficile! Ce monsieur s'en mêla, et mo,i aussi... J'avoue que je ne croyais pas avoir de rival au monde pour ces exercices... Eh bien, il me gagna. Je le défiai à la carabine... Il me gagna encore. Je voulus intéresser la partie, je savais que ça donne de l'émotion, et qu'étant le plus riche probablement, je serais le moins ému.
LE DUC,, à pari, sur le perron, la serviette à la main et la bouche pleine.
Corsaire, va!.