‹ Théâtre complet (volume 4)Chapitre 103 sur 138 · ROUGÉ, LE CORMIER · texte numérisé non relu

ROUGÉ, LE CORMIER

ROUGÉ, appelanl à gauche.

Le Cormier !

LE CORMIER, paraissant.

Monsieur ?

ROUGÉ

Je viens d'entendre les deux chefs. Donnez donc l'ordre aux miliciens de se tenir prêts. Il y a une arrestation à opérer.

LE CORMIER, vîvemenl.

Enfin !

ROUGÉ

Oh, ne vous réjouissez pas trop vite. L'opinion que je viens de me faire est diamétralement opposée à la vôtre.

LE CORMIER

Ce n'est pas l'Almamy que nous arrêtons ?

ROUGÉ

C'est Maélik.

LE CORMIER, Slupéfall.

Vous voulez... arrêter Maélik?

ROUGÉ

Je vais le faire mettre aux fers, pour commencer.

LE CORMIER, Gu déscspoir.

Monsieur Rougé, on a surpris votre bonne foi.

ROUGÉ

La vôtre, mon ami.

LE CORMIER

Tout le village est au courant de l'affaire des captives. Pas un enfant qui ne sache que l'Almamy les a vendues lui-même.

Si vous écoutez les clabaudages d'un village nègre, vous ne deviendrez jamais un vrai broussard, mon cher.

LE CORMIER, Iremblanl.

Je ne suis peut-être qu'un citadin, mais je vous garantis que si vous prenez une mesure pareille, nous ne serons plus en sécurité ici.

ROUGÉ, ricanant.

Qu'est-ce qu'ils feront ? Le siège de la résidence ? Ils nous bombarderont avec des noix de coco ?

LE CORMIER

On a vu de moindres injustices soulever des milliers d'hommes.

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