ACTE III
l'homme, froidement.
Non. Je ne me prête pas à cette supercherie.
LE PEINTRE
Il n'y a aucune supercherie.
l'homme Enfin, ce guéridon n'est pas venu tout seul buter contre moi. Quelqu'un l'a dirigé.
Je vous jure que non.
première jeune FILLE
Nous le suivions.
DEUXIÈME JEUNE FILLE
Nous y touchions à peine.
{Le guéridon craque,)
m""® paturon Vous entendez ? Et vous voyez bien que personne n'y touche. {Au Pharmacien, qui s^ est mis à plat ventre sur te tapis.) Qu^esi-ce que vous faites là ?
LE pharmacien
Tiens î Je regarde s'il n'y a pas de fil.
LA SECRÉTAIRE
Un fil ? Vous êtes absurde.
LE PHARMACIEN
Vous avez la mémoire courte. Moi, je n'oublie pas la potiche I
(// fourrage sous les meubles et promène des pinceaux de lumière avec sa lampe de poche»)
LE PEiKTnE, persuasif, à V Homme, Posez donc vos mains.
LE MÉDIUM, qui allait parlîr.
Oui, je sens que cela peut devenir intéressant.
l'homme, riant.
Oh, je veux bien. Avec moi, les morts n'iront pas si vite qu'avec vous.
(Il pose les mains sur le guéridon qui s^ agite,)
LE PEINTRE
Je vais poser l^s questions. (// s*assied en face de r Homme et place les mains sur le guériçign.) Qui êtes-vous ?
(La Secrétaire s^est assise^ tournée vers le groupe qui s'est formé à gauche. Elle a repris ses notes. Le guéridon frappe une série de coups rapides,)
LA SECRÉTAIRE, épclunt au fur et à mesure qu*elle enregistre les lettres^
M.O.R.T.E. P.A.R. L.U.I. Morte par lui.
j^jme PATURON
C'est une femme.
LE PEINTRE
Vous ne pouvez pas vous nommer? (Un coup,) Nous écoutons. (Quatre coups légers et rapides.)
LA SECRÉTAIRE, enregistrant, A. G.
LE PEINTRE, au guéridoti»
Ensuite? (Immobilité-) A. C... Ce n'est pas un