‹ Théâtre complet (volume 2)Chapitre 146 sur 169 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Si tu me perdais, par exemple !... Qui est-ce qui avait raison de nous deux ? Hein, ton oncle, le joli protecteur que nous avons là ! Il ne trouve rien de bien, ni ta situation, ni tes écrits, ni ta femme, et finalement, quand il s'occupe de quelque chose on peut être certain que ce sera un four. Je me demande comment il a pu entrer à l'Institut ? S'il n'était pas garçon, ça me ferait bien rire... Explique-moi un peu ce qui s'est passé. Tu m'as tout dit et je ne sais rien.

DU MESNIL Je ne sais rien non plus.

CLOTILDE C'est fini, n'est-ce pas, tout à fait fini ?

DU MESNIL A peu près.

CLOTILDE

A peu près seulement ? Qu'est-ce que ça signifie : à peu près ? La recette est-elle donnée, oui ou non ?

DU MESNIL

Elle n'est pas encore donnée.

Il n'y a rien de fait alors ?

DU MESNIL

La recette va être donnée et l'on m'a fait comprendre qu'elle ne sera pas pour moi.

CL0T1LDE

C'est bien. Voilà un renseignement. Et qui choisiton à ta place ?

DU MESN1L, après avoir levé les bras en l'air. Un homme... très ordinaire !

CLOTILDE je m'en doute bien. Marié ?

DU MESNIL Quel intérêt ça a t-il ?

CLOTILDE Réponds toujours.

DU MESNIL Marié, oui.

CLOTILDE

Sa femme est jeune ?

DU MESNIL De ton âge.

CLOTILDE

Jolie ?

DU MESNIL

Agréable.

CLOTILDE, plus bas.

Légère ?

DU MESNIL On le dit.

CLOTILDE Ah ! la mâtine !

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