‹ Théâtre complet (volume 2)Chapitre 155 sur 169 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

CLOT1LDE

C'est ma faute. Je n'ai pas su vous consoler et vous conserver. Se quitter comme nous le faisons, de gaieté de cœur, après quatre mois seulement, le temps ne vous aura pas paru long, je l'espère.

SIMPSON Cinq mois.

CLOTILDE Croyez-vous ?

SIMPSON

Comptons ; 15 janvier, 15 février, 15 mars...

CLOTILDE

C'est très juste. Mettons cinq mois et n'en parlons plus.

Un temps.

SIMPSON, s'approchant d'elle.

Vous devriez venir cette année à Croquignole, quand ma mère sera là, avec une partie de sa société.

CLOTILDE

Ne comptez pas sur moi. Mon mari ne peut pas s'absenter si aisément.

SIMPSON Vous le laisseriez.

Il n'aime pas ça.

Vous vous retrouveriez avec votre amie, Mn,e Beaulieu, que les difficultés n'arrêtent pas, elle.

CLOTILDE

Oh! Pauline, c'est différent. Elle a une fortune d'abord qui lui permet de faire ce qu'elle veut. Ensuite, son mari a eu de grands torts avec elle, elle en profite et elle a bien raison.

SIMPSON

Elle s'amuse, Mme Beaulieu ?

CLOTILDE

Je n'en sais rien. Nous sommes très liées avec Pauline, très liées, mais nous ne nous disons pas tout.

SIMPSON

C'est elle cependant qui vous a mise en relations avec ma mère.

CLOTILDE

Pauline n'a jamais su pourquoi je le désirais. Qu'est-ce qui vous fait supposer que M,nc Beaulieu ne se conduise pas régulièrement, on vous a dit quelque chose sur elle ?

SIMPSON

Je lui connais une forte toquade pour un de mes amis.

Vous l'appelez ?

Hector de Godefroy.

CLOTILDE C'est un mensonge.

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