‹ Théâtre complet (volume 2)Chapitre 156 sur 169 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

SIMPSON A peine un secret.

CLOTILDE

Mmj Beaulieu, vous ne pouvez pas l'ignorer, vit depuis des années avec un garçon charmant qui l'adore et qui ne la quitte jamais.

SIMPSON Il se nomme ?

CLOTILDE, après avoir hésité, avec un sourire.

Alfred Mercier.

SIMPSON

Oui, mais Mma Beaulieu s'est amourachée, je me demande pourquoi, de mon ami Hector, et elle ne passe plus un jour sans le voir.

CLOTILDE

De qui le tenez-vous?

SIMPSON

De Mmc Beaulieu elle-même, qui ne recule pas devant des confidences de ce genre.

CLOTILDE

Quelle enfant que cette Pauline 1 Elle ne pourrait pas garder ces choses-là pour elle !

SIMPSON, Ja quittant.

Voilà ce que j'apprécie encore en m'éloignant de Paris ; on enterre un tas d'histoires qui ne sont pas bien propres.

CLOTILDE C'est pour mon amie que vous faites cette phrase ?'

SIMPSON Je crois qu'elle peut en prendre sa part.

CLOTILDE Pauline a bien souffert, allez.

SIMPSON Ii n'y paraît guère aujourd'hui.

CLOTILDE Vous lui avez peut-être fait la cour.

SIMPSON L1idée ne m'en serait jamais venue.

CLOTILDE Mine Beaulieu est tout bonnement adorable.

SIMPSON Je n'aime pas à être confondu avec tout le monde.

CLOTILDE

Il faut bien cependant vous y attendre un peu.

SIMPSON

Les femmes ne seraient pas contentes, si elles vous entendaient.

Qu'est-ce que ça prouve ? Que nous sommes faibles, changeantes, coupables, si vous le voulez ; que

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