ACTE TROISIEME
JUDITH
Non, je ne vais pas recommencer et je te demande pardon. Si je m'emporte, c'est bien malgré moi. Je voudrais que toutes ces affaires fussent finies, parce qu'elles nous irritent, parce qu'elles nous aigrissent, parce qu'au lieu de batailler avec les autres nous nous querellons entre nous. On pourrait croire que nous nous aimions davantage quand nous étions plus heureuses et c'est le contraire qui est la vérité.
Elle embrasse sa mère ; Marie et Blanche se sont rapprochées ; émotion générale.
ROSALIE, entrant.
M. Bourdon, madame.
JUDITH
Cette fois, je me sauve.
Allez vous reposer, mes enfants, je vais recevoir M. Bourdon.