ACTE TROISIEME
BOURDON Je ne vois rien.
MERCKENS
Je file décidément. J'aime mieux ça. Ce n'est pas quelques bredouilles que je dirai à Mme Vigneron qui la consoleront. Je me connais. Je suis capable de lâcher une bêtise, tandis que vous, avec votre grande habitude, vous trouverez ce qu'il faut pour m'excuser. Hein?
BOURDON
Comme vous voudrez.
MERCKENS
Merci. Adieu, monsieur Bourdon.
BOURDON
Adieu.
MERCKENS, revenant.
Jusqu'à quelle heure vous trouve-t-on à votre étude ?
BOURDON
Jusqu'à sept heures.
Je viendrai vous prendre un de ces jours et nous irons au théâtre ensemble. Ça vous va-t-il ?
BOURDON
Très volontiers.
MERCKENS Que préférez-vous : la grande ou la petite musique ?
BOURDON
La petite.
MERCKENS
La petite ! Ce sont des mollets que vous voulez voir. C'est bien, on vous montrera des mollets. Dites donc, il faut espérer que cette fois nous n'aurons pas un apoplectique pour nous gâter notre soirée. Au revoir !
BOURDON Au revoir, jeune homme.
Merkens sort par la porte du fond pendant que Mme Vigneron rentre par la gauche .