‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 3 sur 85 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

ALFRED

J'ai fait une bêtise !... J'ai fait une grande bêtise 1... Autrefois mes relations avec Antonia étaient char- Tnantes... Antonia avait un protecteur qui nous gênait bien un peu, mais cependant c'étaient des relations charmantes... J'ai voulu être le protecteur à mon tour... Pourquoi?... Eh 1 pourquoi? Il y avait là une question de dignité qui se comprend. On se fatigue à la longue de ces ménages à trois, qui exigeraient de la part de la femme des précautions infinies, une délicatesse excessive... qu'elle n'a pas toujours. Ensuite, je désirais, par amitié pour Antonia, lui créer une situation exceptionnelle... entre la bonne et la mauvaise société... plus près de la bonne, autant que possible. Ainsi, Antonia et sa mère ne se voyaient plus depuis longtemps, ma première pensée a été de -les réconcilier. Antonia et sa mère ne peuvent pas

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