‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 4 sur 85 · SCENE TROISIEME I I · texte numérisé non relu

SCENE TROISIEME I I

rester cinq minutes ensemble sans se prendre auic cheveux, mais c'est une compagnie pour cette enfant. Je rends justice à Antonia. Elle apprécie sérieusement le côté honorable de ma conduite avec elle ; mais les sacrifices pécuniaires que je m'impose ne lui suffisent pas. Elle est exigeante. Un jour ceci, un autre jour cela. Elle ne m'exploite pas, non, la pauvreenfant est incapable de m'exploiter. Elle me... elle me carotte, voilà le mot, elle me carotte. Eh bien ! je n'aime pas ça, c'est embêtant. Je sais bien qu'elle a raison après tout. Elle avait une position qu'elle a abandonnée pour moi. Elle est jeune, jolie, fidèle ; oh ! fidèle, elle l'est bien certainement. Elle me disait encore hier, en me rappelant le temps où je n'étais pas seul : Pour rien au monde, pour rien au monde, je ne recommencerais une existence pareille.

Antonia rentre ; Arthur parait derrière elle, en lui tenant la taille ; elle referme la porte sur lui.

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