SCENE III ALFRED, ANTONIA
ANTONIA
Comment ! Je vous quitte, vous voyez que j'ai assez de vous aujourd'hui et je vous retrouve !
ALFRED
Vous ne pensiez pas que je partirais sans vous dire adieu. Expliquez-moi, Antonia, cette persistance que
vous mettez à me renvoyer et dont je ne suis pas dupe. Vous allez sortir?
ANTOXIÀ
Je ne sors pas.
ALFRED
Vous attendez quelqu'un alors ?
ANTONIA
Je n'attends personne. II ne vous manque plus que de me soupçonner et de me faire une scène de jalousie. Prenez votre chapeau, mon ami, donnez-moi la main et allez-vous-en, nous nous dirions encore des choses désagréables, c'est inutile.
ALFRED, obéissant machinalement.
Quand vous verrai-je ?
ANTONIA
Quand VOUS voudrez, (il gagne la porte du fond, Anionia remonte avec lui : il hésite encore un instant et sort.) Enfin ! Le voilà parti ! (Descendant la scène.) J'ai été folle de ce garçon-là et maintenant je ne peux plus le voir en face. Comme les hommes changent ! (Allant à la porte de gauche et l'ouvrant. ) Arthur ! Arthur !