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ACTE TROISIÈME

fonds que sincères, je m'en porte garant ; son éducation est parfaite, sa beauté accomplie...

LE COMTE

N'achevez pas, vous perdez votre peine. Misanthrope et sauvage comme je le>suis, l'envie pourrait bien me prendre un jour de me retirer sur mes terres, et là, si je rencontrais une belle paysanne, naïve, grave et pieuse, je serais capable d'en faire une comtesse de Rivailles. Au-dessus de l'honneur des alliances, je mets, vous le voyez, l'honneur conjugal. Mais les rouées et les coquines font la plus grande joie de notre époque, et j'ai vu tant de jeunes femmes égayer le mariage que je ne me fierais guère aux jeunes filles qui n'attendent même pas jusque là pour s'émanciper. Dites à votre protégée que ses exigences me déroutent ; je suis tout disposé à satisfaire ses fantaisies, elle n'obtiendra rien de plus. Paris, monsieur le baron, est plein de jolies enfants comme elle, et leur signalement m'est bien connu : famille équivoque, éducation excellente ; toutes les envies de la terre avec un brin de moralité; elles tombent comme des martyres et se relèvent femmes entretenues.

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